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Béjaïa

Pour une Algérie indivisible

Les habitants de la Basse-Kabylie se sont de nouveau mobilisés pour exiger le départ du système.

C’est une nouvelle et grandiose manifestation que les Béjaouis ont organisée hier dans les principales artères de la capitale de la Soummam. Une marche pleine de symboles et de réponses à tout le mal que certains pensent d’eux.
Comme chaque vendredi, il y a une nouveauté, celle d’hier est significative et s’adresse directement aux accusateurs de tous bords. La nouveauté d’hier est l’emblème national de 100 mètres, sur lequel son inscrits les noms et le code de chaque wilaya. «Béjaïa ne badine pas avec les principes de l’unité nationale», commente le sexagénaire, précisant que «le mouvement s’inscrit dans une seule et unique revendication, celle du départ d’un système qui a ruiné le pays depuis l’indépendance.
La mafia doit comprendre une fois pour toutes qu’elle n’a plus de place parmi un peuple qui veut recouvrir sa souveraineté, sa liberté et sa richesse confisquées par elle».Hier, Béjaïa s’est vêtue aux couleurs nationales sans nier l’identité du pays.
De la Maison de la culture à la place Saïd Mekbel, devenue au fil du temps la halte des militants pour la liberté et la démocratie, la procession, faite d’hommes, femmes, enfants, jeunes et moins jeunes, a dit haut et fort ce qu’elle a depuis des années durant sur le cœur. «La hiwar la chiwar» (ni concertation ni dialogue) «yatnahaw gaâ», (ils doivent tous partir» c’est le mot d’ordre partagé par tous dans une ambiance festive, colorée et surtout sereine. «Les manœuvres des tenants du pouvoir et leurs tentatives de nous dissuader de quitter la rue sont toutes vouées à l’échec. Nous demeurerons mobilisés jusqu’au départ de cette mafia qui continue à nous narguer », indique ce manifestant visiblement convaincu d’une victoire prochaine et pour qui «il faut juste savoir répondre et résister à tous les vents et marées».
Au point spécialement réservé aux détenus d’opinion, la revendication de leur libération sans conditions domine les débats. Ils étaient présents avec leurs portraits portés haut par les manifestants. «Tôt ou tard, ils seront libérés.» «Leurs noms seront inscrits dans les annales de l’histoire présente de l’Algérie, la nouvelle Algérie libre, sociale et démocratique, telle que souhaitée et rêvée par les artisans du congrès de la Soummam », nous explique ce jeune manifestant comme pour inviter les gens à éviter le piège qui consiste à détourner le mouvement de sa principale revendication.«Ni Etat islamique ni Etat militaire», «pour un Etat civil», «non à une nouvelle dictature militaire» «si dialogue il va y avoir, il doit être axé sur la IIe République» autant de réponses pour une actualité qui marque l’évolution qui aurait pu être plus positive si la bonne volonté et la sincérité étaient presentes», dit Aâmi Salah du haut de ses 70 ans.
Il était là hier, plein d’espoir pour une Algérie meilleure. Des milliers comme lui étaient là aussi pour assurer un meilleur avenir à leurs enfants. «N’est-ce pas légitime ?» conclut cette dame habillée en tenue traditionnelle kabyle.

De Quoi j'me Mêle

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