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Béjaïa

Pour un Etat civil

La communauté universitaire de Béjaïa ne veut pas en démordre. Hier encore, elle a réinvesti la rue dans une mobilisation qui n’est certes, pas celle des grands jours, mais elle était là pour illustrer la détermination des étudiants, des enseignants et des travailleurs, appuyés par la société civile pour dégager le système qui a tendance à vouloir se régénérer sous une autre forme, comme le suspecte cette étudiante. «Nous voulons un changement radical du système qui passe par une période de transition pour aller vers une nouvelle République démocratique et non un changement à l’intérieur du même système», soutient-elle alors que la procession scandait «non à l’Etat militaire, pour un Etat civil». Brandissant l’emblème national et le drapeau identitaire, les étudiants de l’université de Béjaïa ont entamé leur marche du portail du campus Targa Ouzemour pour observer plus loin une halte devant la Maison de la culture Taos Amrouche où d’autres manifestants les attendaient. Alors que la foule grossissait, les animateurs ordonnaient la reprise de la manifestation en direction du siège de la wilaya, puis la place Saïd Mekbel et le tribunal pour exiger la libération des détenus d’opinion, dont les portraits ont été brandis à l’occasion.
«Ils ont passé l’Aïd en prison pour avoir brandi ce drapeau», s’indigne une enseignante de l’université, qui relève le «paradoxe d’un pouvoir» qui «veut dialoguer en mettant la pression sur le Hirak». «Même si il y a une volonté d’aller vers les négociations et non le dialogue, cela ne pourrait se faire sans des mesures d’apaisement à même d’illustrer la sincérité des tenants du pouvoir», explique un autre enseignant concluant qu’«on n’en est pas encore là».

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