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Béjaïa

Pari réussi

Aussi déterminés que les fois précédentes et avec une motivation supplémentaire, née au lendemain de la réception du panel de personnalités devant organiser le dialogue national pour le règlement de la crise, les habitants de la région de Béjaïa ont réinvesti de nouveau, hier, la rue pour exiger pour la 23ème fois de suite le départ du système et tous ses symboles à commencer par les « B », dont le président par intérim qui fait « semblant de n’avoir pas compris les revendications du peuple portées haut et fort, depuis plus de trois mois», rechigne un marcheur habitué à « vendredir » sans relâche.
« Non à l’élection présidentielle, non au dialogue », « nous avons dit partez tous !» (Trouhou gaâ) ce sont là les principaux mots d’ordre de la 23e manifestation du genre depuis le début du mouvement pour le changement le 22 février dernier. La procession humaine, faite d’hommes et de femmes, ainsi que des enfants et même des personnes âgées ont bravé la chaleur du jour, pour crier encore le désir de voir les représentants du système « remettre le tablier » pour laisser la voie libre au peuple, de décider de son sort et de choisir la meilleure manière de gérer son quotidien.
De l’esplanade de la Maison de la culture Taos Amrouche jusqu’au siège de la wilaya et par la suite la vieille ville puis le port de Béjaïa quelques milliers de personnes, soit un peu moins que le dernier
vendredi ont marché comme un seul homme contre « la mafia » dont ils exigent ni plus ni moins que le départ, refusant de fait toutes les manœuvres passées ou en cours, qui n’ont de valeur aux yeux des manifestants que de « dévier la trajectoire du mouvement » et l’amener à « se concentrer sur des futilités », qui « ne le servent nullement ». Ce sont là quelques commentaires recueillis par-ci, par-là auprès des manifestants, qui continuent encore à s’interroger sur le « mutisme » observé par les tenants du pouvoir, qui, au lieu de « répondre favorablement aux revendications du peuple » continuent « à manœuvrer ».
« Nous poursuivrons notre mouvement tant qu’il faudra jusqu’à ce que le pouvoir comprenne que seul son départ peut apaiser la situation et nous continuerons notre lutte pacifiquement, en dépit des provocations multiples que nous subissons à chaque rendez-vous », conclut ce sexagénaire, qui affiche sereinement sa détermination à ne plus manquer aucun rendez-vous.
C’était juste avant que la procession ne se disperse dans le calme indiquant la fin de la manifestation, plus courte certes, mais réelle.

De Quoi j'me Mêle

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