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Annaba

Pacifique de bout en bout

Le retour sur la célébration du Mouvement populaire (Hirak), est passé dans un climat pacifique exemplaire à Annaba.

La célébration du 22 février, date de l'avènement du Mouvement populaire, bien qu'elle ait enregistré une relative présence populaire, a été marquée par le pacifisme des citoyens à Annaba, et a, comme à chaque fois, été un exemple à suivre. Au titre de cette célébration, les manifestants ont, à travers cette commémoration, tenté de rappeler au pouvoir leur présence et leurs revendications essentielles, celles du «droit à une vie digne, sans plus». En effet, hier, le rendez-vous tant appréhendé et attendu, est survenu dans des conditions les plus normales. Sous la grisaille, un ciel peu clément et de faibles pluies, le Mouvement populaire a marqué sa présence sur la place emblématique du 1er Novembre et le Cours de la révolution. Ils étaient environ 200, tout au plus 300, qui ont marché, hier, à Annaba. Dans une parade classique, les Hirakistes ont sillonné le Cours de la révolution, scandant les slogans habituels du Mouvement populaire. Au-delà de ces slogans, les manifestants portaient des feuilles d'olivier pour témoigner du pacifisme de leur mouvement, qui a duré moins d'une heure, avons-nous constaté sur place.
Cette marche commémorative s'est déroulée sous les regard des services de sécurité. Ces derniers étaient déployés en renfort, quadrillant toute la ville et ses axes. Il faut noter que bien que le renforcement du dispositif sécuritaire dans la ville, fût visible et très pesant, il semble que cela n'a pas eu d'effet sur l'état d'esprit des populations. Ces dernières s'étaient, comme à l'accoutumée, livrées à un quotidien plutôt ordinaire. La place emblématique de la ville d'Annaba, le Cours de la révolution en l'occurrence n'a pas désempli. Les kiosques étaient bondés. Les uns entretenaient des discussions autour d'un café ou d'un thé. D'autres faisaient de même, tout en lisant un journal. Mais les Annabis n'avaient d'autres sujets, que les décisions prises par le président de la République, dont le remaniement opéré au sein du gouvernement. C'est dire que les citoyens, à Annaba, avaient plutôt l'esprit orienté vers les décisions du chef de l'Etat.
Approchés par L'Expression, des citoyens ont affirmé pour une partie d'entre eux, la reprise du Hirak n'est plus d'actualité. Cette réponse et bien d'autres dénotent le niveau de
conscience citoyenne. Pour certains, le soulèvement populaire d'il y a 2 ans, avait un objectif «débarrasser le pays de la ‘'Issaba'' et donner vie à une Nouvelle Algérie», nous dit-on. Pour d'autres, «il faut aller de l'avant et saisir la main tendue du président Tebboune, pour l'édification de la Nouvelle Algérie», a lancé un sexagénaire. Ce dernier dont, le dernier discours du chef de l'Etat, est un signe fort d'une volonté à vouloir redresser la barre du développement et redonner au peuple algérien, les droits qui leur ont été spoliés, à l'ombre de l'ancien régime. Ainsi, la célébration de la seconde année du Hirak, s'est déroulée dans une sérénité absolue et un civisme distingué, mais surtout un pacifisme exemplaire.

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