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Procès en appel de Ali Haddad

Ouyahia et sellal: «On a appliqué la loi!»

Le procès en appel de l’homme d’affaires, Ali Haddad, a démontré que l’Etat a été otage de forces influentes.

Le procès en appel de l'homme d'affaires Ali Haddad, poursuivi pour plusieurs chefs d'inculpation, dont l'obtention de privilèges immobiliers et bancaires, et de marchés publics en violation de la législation en vigueur, a montré l'absence totale, sur le terrain, d'instruments et mécanismes dédiés à la lutte contre la corruption. C'est ce qui ressort des premières audiences. Ce qui a facilité les accointances entre la sphère au pouvoir et certains acteurs économiques si l'on prend en considération le nombre élevé de hauts responsables directement impliqués dans de grandes affaires de corruption, de dilapidation de biens publics et violation de la législation en vigueur. Et pourtant, ce ne sont pas les moyens qui font défaut. En théorie. Entre la Cour des comptes et ses chambres régionales, l'Inspection générale des finances (IGF) et ses démembrements locaux, l'Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (Onplc), l'Office central de répression de la corruption (Ocrc), la Cellule de traitement du renseignement financier (Ctrf) et bien d'autres instruments, les mécanismes dédiés à la lutte contre la corruption, c'est à en perdre son latin. Lors des auditions, les Premiers ministres Ahmed Ouyahia et Abdelmalek Sellal, les membres du gouvernement, les différents directeurs des ports incriminés (Annaba, Alger, Djen djen, Béjaïa, Mostaganem) ont tous exhibé des documents prouvant leur bonne foi souglinant avoir agi conformément à la législation en vigueur. À titre d'exemple, nous rappelons quelques citations des accusés. Si Ahmed Ouyahia affirmait «être intervenu en faveur d'une société chinoise et non pour Ali Haddad en ce qui concerne la cimenterie de Djelfa», Abdelmalek Sellal dira «avoir appliqué le programme de l'ex-président Abdelaziz Bouteflika, un programme cautionné par le Parlement». Alors que Amar Ghoul soutenait que toutes les décisions qu'il avait prises en tant que responsable et ministre intervenaient en application des instructions du président de la République et des décisions du gouvernement à l'époque, Boudjemaa Talai limitera ces malversations à de «simples actes de gestion». Or, le procès en appel de l'homme d'affaires Ali Haddad, a démontré une série de malversations sans omettre l'ouverture par la justice d'autres dossiers lourds. Des malversations ayant engendré d'énormes pertes au Trésor public en raison de l'absence de suivi et de contrôle. À titre d'exemple, la Cour des comptes n'a rendu publics depuis sa création que trois de ses rapports (1995, 1997 et 2019. «La non-publication, durant les années précédentes, de ces rapports au Journal officiel était un obstacle entre la Cour et les gestionnaires, d'une part, et la Cour et l'opinion publique d'autre part», a déclaré Abdelkader Benmaârouf, président de la Cour des comptes, précisant que «le rôle de la Cour en ce qui concerne la lutte contre la corruption, consiste seulement à s'assurer du bon emploi des fonds publics». Gageons qu'avec les amendements proposés dans la nouvelle Constitution fixant le mandat du président de la Cour, à une seule fois renouvelable, libèrera les futurs présidents de toutes éventuelles pressions d'une quelconque institution de l'Etat. D'autant que l'article 199 du projet d'amendement de la Constitution stipule dans son alinéa 1 que la Cour des com-ptes «est une institution supérieure de contrôle du patrimoine et des fonds publics».

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