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Le peuple a besoin de ses élites

«Où êtes-vous passées ?»

La question fondamentale vis-à-vis de cette élite algérienne est la suivante : est-elle ou n’est-elle pas ?

«Où êtes-vous passé ? On vous enjoint de revenir, le pays a besoin de vous », criait, déjà, Aït Menguellet, il y a plusieurs décennies à l’adresse de l’élite absente ou présente, mais silencieuse. Il ajoutait également que peut-on contre un pouvoir sans contre-pouvoir »… Rien ni personne ne peut le déboulonner ! » La question fondamentale vis-à-vis de cette élite algérienne est la suivante : est-elle ou n’est-elle pas ? Si elle agit consciemment en tant qu’élite réfléchie œuvrant pour le bien du pays, alors elle doit unir ses forces et centraliser ses efforts sur le bien-être du peuple au sein de son pays et l’accompagner dans son processus de changement et démocratisation de l’Etat et des structures culturelles et scientifiques. Elle doit être ce phare qui éclaire, y compris dans la critique à l’instar des Kateb Yacine, Mouloud Mammeri, de Frantz Fanon ou de Jean Amrouche. Le peuple algérien a besoin de faire entendre sa voix. Le rôle des intellectuels est indispensable pour guider le peuple dans le virage qu’il est en train de prendre.L’intellectuel est cet être inclassable qui ne répond à aucune catégorie, car il est spécifique. Il ne produit rien, il ne marchande rien, il ne s’assimile à aucune catégorie professionnelle, la plus-value du cours de son activité ne peut s’inscrire dans aucune Bourse. Or, son rôle au sein de la société est primordial. S’il tourne le dos à son rôle, la société devient dès lors un corps amorphe sans esprit ni orientation. L’intellectuel est cet être qui lève le voile sur des projets nobles que la sphère réduit à l’individualisme, son activité repose sur l’exercice de l’esprit et il s’engage dans la sphère publique pour faire part de ses analyses et de ses points de vue sur des sujets très variés, il devient alors un promoteur de renouveau pour toute une société en cours d’introspection. Par la connaissance et la réflexion, autour de nos dysfonctionnements, on peut remédier aux fléaux qui nuisent au développement serein de notre essence, et l’on peut construire une Algérie qui fait rayonner nos valeurs, et notre héritage. L’intellectuel, dans un pays naissant comme l’Algérie, détient une position incomparable puisqu’il devient, a priori, penseur et créateur des fondements d’un ordre inédit pour assurer à l’homme son épanouissement au sein de la société en construction. Le pays reste en attente de jours meilleurs pour voir naître des débats autour des questions essentielles à la construction d’une société digne. N’est-il pas temps d’affronter ses doutes, ses méfiances? Mais cette méfiance et ces doutes de nature pathologique, en raison de ce qu’il a vécu, le peuple ne peut que les retourner contre le pouvoir et ceux qui le représentent incarnés par du pouvoir le fameux « système ». Ce mot condense tout l’incompris, l’occulte et associe son propre Etat à une mafia qui le dépossède sans espoir de trouver une issue. L’Algérie reste en attente de jours meilleurs pour enfin débattre de véritables questions, essentielles à la construction d’une société aux valeurs humaines et universelles. Dans son œuvre universellement connue, Nedjma, Kateb Yacine a bien situé le personnage de Lakhdar ave ses rêves et ses projections. Il rêve d’une société qui ne lui aura été importée ni d’Orient ni d’Occident, elle semble toujours un lointain mirage. Dans l’Algérie d’aujourd’hui, les hommes qui choisiront de faire du rêve de Lakhdar une réalité, ne peuvent tout simplement plus se contenter à demi-mot, car l’attente a été bien trop longue et les incohérences des discours entraînent des dérives incontrôlables. Leur plus grand devoir est de ne pas le trahir. Lakhdar attend toujours ce qui apparaît une chimère. Il se pourrait bien que le rêve de Lakhdar devienne réalité, mais pour cela il doit réussir la transition, essentielle pour son épanouissement personnel, celui des siens et la survie de sa nation pour laquelle tant de sacrifices ont été consentis.

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