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Ouverture de la frontière terrestre algéro-marocaine

Mohammed VI fait le forcing

La Confédération démocratique du travail marocaine prépare une marche populaire en faveur de l’ouverture de la frontière entre les deux pays.

Que cherche le roi du Maroc ? La question est incontournable. C’est, en effet, au moment où l’Algérie traverse une crise politique sans précédent que le Maroc a choisi de remettre sur le tapis la question de l’ouverture de la frontière terrestre algéro-marocaine. Doit-on penser du côté de Rabat que cette fragilité politique constitue une faille dans laquelle on peut s’engouffrer pour régler des
« contentieux » en position de force ? Cela n’est pas exclu car le timing semble être bien étudié. Le terrain ayant été déblayé par le souverain marocain qui, au moins, à deux reprises, a «tendu» sa main aux Algériens

.Messages
«En cette occasion historique, il M’est agréable de partager, en Mon nom propre et au nom de l’ensemble du peuple marocain, les sentiments de fierté de cet exploit mérité avec le peuple algérien frère, surtout qu’il s’agit de la victoire d’un pays maghrébin voisin et frère dont la consécration est celle du Maroc», avait écrit, une première fois, Mohammed VI dans un message adressé au chef de l’Etat Abdelkader Bensalah au lendemain du sacre de l’EN en coupe d’Afrique des nations. «Nous réaffirmons notre engagement sincère à garder la main tendue en direction de nos frères en Algérie, fidèles en cela aux liens de fraternité, de religion, de langue et de bon voisinage, qui unissent depuis toujours nos deux peuples frères», a déclaré une seconde fois, le
30 juillet, le monarque chérifien à l’occasion du vingtième anniversaire de son accession au trône. Une brèche ? Côté marocain on ne s’est pas embarrassé de questions. La Confédération démocratique du travail, CDT, marocaine a annoncé dans un communiqué, diffusé par la presse locale, l’organisation d’une marche populaire en collaboration avec des syndicats algériens pour la réouverture de la frontière entre les deux pays écrivait hier l’agence internationale multimédia, Sputnik.
L’ouverture des frontières constitue une revendication légitime et une nécessité urgente dans l’intérêt des deux peuples a déclaré le porte-parole de la CDT.
Faut-il rappeler qu’au lendemain des premières marches du mouvement du 22 février l’actuel chef du gouvernement marocain a déclaré que «la première décision que devraient prendre les nouveaux dirigeants de l’Algérie est l’ouverture des frontières avec le Maroc».
Hostilité
Le chef du gouvernement marocain feint d’oublier que son pays a fait de l’hostilité envers l’Algérie une cible privilégiée. Souvenons-nous, en effet, de l’affaire de l’emblème national du consulat d’Algérie à Casablanca profané par un membre des «jeunesses royales» le jour où le pays fêtait la célébration du 59ème anniversaire du déclenchement de sa révolution. Concernant la fermeture des frontières, qui en est responsable ?
Le successeur de Benkirane semble avoir la mémoire courte. Alors rafraîchissons-la-lui. C’est, effectivement, au moment où l’Algérie faisait face seule contre un terrorisme barbare, contre lequel elle a mené une lutte implacable, que le Maroc avait pris la décision de mener une véritable chasse aux Algériens, de leur instaurer des visas, au lendemain de l’attentat qui a ciblé le 24 août 1994 l’hôtel Asni à Marrakech.
Des dizaines de nos compatriotes ont été mis à la porte de leurs hôtels et expulsés sans ménagement tandis que des centaines ont subi des brutalités de la part des services de police marocains après avoir accusé les services algériens d’être derrière cette action terroriste.
Sans parler du trafic de carburant et surtout des tonnes de cannabis marocain, qui inondent le territoire national. Peut-on parler d’ouverture des frontières dans ce cas-là ?

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