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Un ex-député et un ex-conseiller à la Présidence placés en détention

Lutte anti-corruption : ça repart

Omar Alilet, ex-député RND de la wilaya de Béjaïa et Zine Hachichi, ex-conseiller à la Présidence, ont passé, hier, leur première nuit à la prison d’El Harrach.

Les investigations dans le cadre des enquêtes menées contre la corruption se poursuivent et les têtes continuent de tomber. Ainsi et à en croire une information donnée par la chaîne Ennahar tv , les services de sécurité ont arrêté un ex-député RND et un ex conseiller à la présidence. Présentés devant le juge d’instruction près le tribunal de Sidi M’hamed, les deux mis en cause ont été placés en détention provisoire pour des délits de malversations et des faits de corruption. Il s’agit de Omar Alilet, ex-député RND de la wilaya de Béjaïa et Zine Hachichi ex-conseiller à la présidence qui ont donc passé, hier, leur première nuit à la prison d’El Harrach. Omar Alilet et Zine Hachichi sont connus pour être des hommes de réseaux et de puissants lobbyistes. Ils auraient usé de leurs relations pour accomplir des faits de corruption. Peu médiatisés, les deux hommes ne sont pas très connus de l’opinion publique. le nom de Omar Alilet, un proche de Abdelmadjid Tebboune et de Abdeslam Bouchaouareb, l’ex-ministre de l’Industrie, a été étalé sur les colonnes de la presse, en 2017, lorsqu’il avait accompagné Tebboune, Premier ministre à l’époque, en Turquie et Moldavie, lors d’un déplacement très controversé qui avait finalement mis fin aux fonctions de l’actuel candidat à la présidentielle. Mais le fait que Omar Alilet soit un proche de l’actuel candidat à la présidentielle n’implique nullement que Tebboune soit lié de près ou de loin à ses agissements. Tebboune, faut-il encore le préciser, n’est, pour l’heure, cité dans aucune affaire en lien avec Omar Alilet. Son nom a aussi été rappelé, en 2016, par le quotidien espagnol El Mundo, dans une scabreuse affaire de pots-de-vin qu’il aurait touchés en euros, en contrepartie de son intervention en faveur des sociétés espagnoles Voltar Lassen et Elecnor, pour l’obtention de contrats en Algérie. L’ex-député, il faut le préciser, avait rejeté en bloc ces accusations les qualifiant de «purs mensonges», tout en se disant prêt à déposer une plainte en Espagne et en Algérie. En ce qui concerne l’ex-conseiller à la présidence de la République, Zine Hachichi, ce dernier a également été cité, la même année, par El Mundo. L’influent journal espagnol avait rapporté, à l’époque, que des documents trouvés montraient que Villar Mir a accepté de payer 18 millions d’euros pour l’obtention d’un projet de construction d’une usine de production d’ammoniac à Arzew. Et c’est Fertiberia, la filiale de Villar Mir, qui aurait servi à payer les pots-de-vin, selon El Mundo qui a cité nommément Zine Hachichi. Mais les deux hommes n’avaient jamais été inquiétés par la justice algérienne jusqu’à hier, où il semble que l’enquête aurait révélé des agissements illicites et délictueux. Pour l’heure, aucun communiqué officiel n’a été rendu public annonçant l’arrestation des deux hommes ni précisant, surtout, les soupçons qui pèsent sur eux.

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