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Tizi Ouzou

«Libérez l’Algérie, libérez les détenus»

Des milliers, voire des dizaines de milliers, de femmes et d’hommes de toutes tranches d’âge, ont défilé hier pour la 23ème fois consécutive dans les différents boulevards de la ville de Tizi Ouzou, pour exiger un changement radical du système politique qui dirige le pays depuis deux décennies. Comme à chaque vendredi, depuis le 22 février dernier, des centaines puis des milliers de manifestants et de manifestantes se sont rassemblés devant le portail d’accès principal au campus de Hasnaoua de l’université Mouloud-Mammeri à mi-chemin entre l’ancienne et la Nouvelle -Ville de Tizi Ouzou. Aux environs de 14 h 30 mn, les premiers milliers de manifestants ont commencé leur périple habituel, au moment où des milliers d’autres étaient encore en route vers la capitale du Djurdjura pour rejoindre progressivement la marée humaine.
Le temps très chaud qu’il a fait hier n’a pas dissuadé les marcheurs. Des centaines de manifestants et de manifestantes étaient d’ailleurs munis de parapluies pour se protéger autant que faire se peut des rayons de soleil. D’autres avaient des serviettes mouillées sur la tête. Tous les moyens sont bons défier la chaleur torride de ce 26 juillet afin de continuer la marche vers la libération du pays, du système politique qui l’a géré pendant ces 20 dernières années. D’ailleurs, les mots d’ordre d’hier ne différaient pas trop de ceux des 5 mois précédents puisque l’accent a été mis, par les manifestants, d’abord sur le fait qu’il est impératif que partent d’abord tous les symboles de l’ancien système avant de pouvoir parler enfin de dialogue ou d’autres initiatives du genre. C’est donc un rejet clair qui a été affiché hier quant à la dernière initiative de sortie de crise annoncée jeudi dernier.
Les manifestants ont parcouru les boulevard Lamali Ahmed, Abane Ramdane et Larbi Ben Mhidi tout en scandant des slogans comme : «Libérez l’Algérie», «Libérez les détenus», «Newkni nenad atsrouhem-nous avons dit que vous allez partir», «Ulac smah ulac», «Anwa wigi d imazighen»… Comme de coutume, nous avons constaté la présence d’enfants, de fillettes, de personnes âgées, de vieilles femmes vêtues de tenues traditionnelles kabyles, etc. Comme de tradition aussi, la marche s’est déroulée dans une ambiance festive, avec l’exhibition constante des drapeaux nationaux et celui de la culture amazighe tout au long du périple habituel. L’esprit pacifique qui caractérise les marches qui ont lieu dans le pays depuis le 22 février, a été de mise également hier et en dépit de l’absence d’un quelconque dispositif spécial, aucun dépassement ni incident n’a été enregistré tout au long du déroulement de la manifestation, malgré la forte présence des marcheurs. Ces derniers se sont dispersés dans le calme à hauteur du carrefour Matoub-Lounès, à la sortie-ouest de la ville, non sans s’être donnés render-vous pour vendredi prochain. A moins que… leurs slogans ne soient pas tombés dans l’oreille d’un sourd. A.M.

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