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Foisonnement des propositions pour une sortie de crise

Les sentiers escarpés du dialogue

Le défi pour Bensalah sera de proposer aux Algériens une liste qui devra convaincre une bonne majorité de la société.

La coupe d’Afrique des nations aura été une très belle parenthèse qui a vu les Algériens vibrer pour leur Equipe nationale et y voir un exemple parfait de ce qu’il est possible de faire, lorsque la volonté est présente. Ils ont également saisi le message des joueurs qui, sans exception aucune, ont tous dédié le trophée au peuple. Mais la parenthèse de la coupe d’Afrique est bel et bien fermée et il ne restera que les beaux souvenirs d’une nation unie, capable des plus belles victoires.
Hier déjà, la politique a repris ses droits, avec la sortie du président du MSP, Abderrezak Makri et des partis regroupés sous l’initiative de «l’alternative démocratique». Au même titre que l’Association des Oulémas algériens, tout ce beau monde a exprimé des avis pas forcément convergents sur la crise qui secoue le pays depuis la démission de l’ancien président de la République. Entre la constituante que réclament le FFS et consorts, une présidentielle sous condition que propose Talaïe El Hourriyate, appuyé par la Conférence du 6 juillet, la sortie remarquée du forum de la société civile pour le changement qui a proposé une liste de 13 noms destinées à conduire le dialogue, le surprenant communiqué de la présidence de l’Etat qui valide le choix et le panel de personnalités que promet Abdelkader Bensalah, la scène politique nationale a identifié de véritables pistes pour une sortie de crise.
L’on n’est certainement pas au bout du processus, à voir les multiples réserves que posent les uns et les autres, par rapport à l’attitude des autorités du pays, mais les signaux d’une convergence effective entre beaucoup d’acteurs politiques se font jour et l’on évoque désormais, avec un certain intérêt, la prochaine décision du président de l’Etat. Même si certains observateurs s’entêtent à voir dans les décisions prises par Bensalah motif à suspicion, il reste que la parole présidentielle reprend désormais des «couleurs», depuis le 3 juillet dernier.
Il va de soi qu’après le fameux discours où il a ouvertement confié la préparation de la présidentielle à la classe politique et à la société civile, en écartant tout rôle de l’Etat et de l’institution militaire, Bensalah a officiellement déplacé le curseur vers une solution strictement civile, avec, faut-il le souligner, un soutien franc et direct de l’ANP. L’engagement ne suffit certainement pas, sans mécanismes clairement identifiés et crédibles, mais il n’y a, à ce jour, rien, dans la posture des autorités, de susceptible de jeter le doute sur la volonté exprimée par le président de l’Etat. Celle-ci devra se confirmer à travers le fameux «panel de personnalités nationales crédibles, n’ayant pas pris part à la gestion des affaires de la cité, ces dernières années et politiquement totalement désintéressées». Le défi pour le président intérimaire sera de proposer aux Algériens une liste d’hommes et de femmes, à défaut d’être consensuels, elle devra convaincre une bonne majorité de la société. L’ensemble des acteurs politiques convient que c’est à cette seule condition que l’on peut envisager un processus solide devant déboucher sur une sortie de crise. Cela revient à dire, une mise en minorité du groupe de «l’alternative démocratique» qui préconise une constituante. L’opinion nationale qui, globalement, affiche sa préférence pour un retour rapide à la légalité constitutionnelle, n’est certes pas prête à accepter n’importe quoi, mais un dialogue conduit par des personnalités crédibles avec, à son entame des mesures d’apaisement, un gouvernement de compétences nationales et, à son aboutissement, une présidentielle honnête et transparente dans des délais raisonnables, agréerait une grande majorité de l’opinion nationale.
Mais ce scénario très positif, assurément tout à fait réalisable compte tenu des déclarations de nombreux leaders politiques, s’enclenchera avec l’annonce par la présidence de l’Etat des noms du très attendu panel promis par Bensalah. Prévue «dans les plus brefs délais», alors que près de trois semaines se sont écoulées depuis le discours, la fameuse liste «consensuelle» est véritablement la clé de la crise que traverse le pays. C’est véritablement l’essai à transformer absolument.

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