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Les grandes capitales observent la crise algérienne en silence

Les raisons de la réserve

Contrairement à ce qu’un grand nombre de manifestants du Mouvement populaire pensent, avec une certaine naïveté, le système politique international est construit de telle sorte qu’il ne saurait être indifférent à ce qui se passe dans notre pays depuis le 22 février dernier. L’erreur est également partagée par plusieurs médias et experts en matière de crise qui croient ou feignent de croire que les évènements que nous vivons ne concernent que nous et nous seuls. C’est là une grave erreur, d’autant plus surprenante qu’elle vient de gens qui prétendent dicter à l’Algérie une solution à la crise actuelle sans tenir compte des paramètres extérieurs, hautement intéressés. L’Algérie, plus que n’importe quel pays de la région, est partie intégrante d’un schéma politique régional et international complexe où elle a su, jusqu’à aujourd’hui, jouer sa partition singulière, malgré des enjeux et des menaces à la fois multiples et contraignants. Plus que toute autre sphère politique, l’armée est l’institution qui mesure pleinement et gère avec efficience cette donnée fondamentale.
Car il serait suicidaire de prétendre bousculer les règles d’un jeu, construit et appliqué patiemment et méthodiquement, depuis des lustres…
Les soubresauts que connaît le système multilatéral, depuis quelques années, n’est pas, non plus, sans avoir des incidences sur la réalité politique et économique de notre pays, même si les règles sur lesquelles se fondent les relations internationales continuent de préserver une certaine entente, cordiale en apparence et sujette à tous les coups en sourdine. Telle est la clé de voûte des rapports de force qui sous-tendent ces relations aussi bien sur le plan régional que mondial, et l’Algérie qui représente un facteur prégnant au Maghreb et même au-delà, si l’on considère son influence dans la sphère continentale, est forcément regardée avec une attention et une vigilance de premier ordre. Toutes ces digressions nous amènent à dire que le discours, à la fois constant et légitime, de l’armée, depuis le commencement de la crise, et son attachement inébranlable au strict respect de la Constitution traduisent parfaitement la maîtrise de ces paramètres qui peuvent être méconnus par la grande foule mobilisée chaque vendredi dans les rues des villes algériennes, mais sans doute pas par ceux qui tirent les ficelles de certaines revendications de nature à ébranler la stabilité, la sécurité et peut-être même l’unité du pays.
Or, ce sont là des risques dont les grandes puissances ne veulent à aucun prix, sachant que l’Algérie est un Etat-pivot et un partenaire régional conséquent dont la déstabilisation pourrait être des plus néfastes pour toute la région méditerranéenne. Sa politique raisonnable et raisonnée répond parfaitement à la doctrine états-unienne qui n’intervient qu’en cas d’atteinte à ses intérêts majeurs ou lorsqu’un Etat ne respecte plus ses obligations.
Fort de ces considérations, on peut considérer comme explicite l’apparente réserve des grandes capitales vis-à-vis de la crise qui affecte le pays et particulièrement éloquent leur silence, à cet égard. Officiellement, il s’agit de montrer qu’il n’y a aucune velléité d’ingérence dans une « affaire de famille » mais, au-delà, il apparaît, aussi et surtout, que le souci premier reste de voir l’Algérie surmonter ces difficultés en respectant la légalité constitutionnelle, notamment à travers un scrutin présidentiel transparent et honnête. En filigrane de cette dynamique, il faut relever également l’attitude des organisations comme la Ligue arabe et l’Union africaine qui adoptent la même attitude et auxquelles s’ajoutent les ONG pourtant habituées à partir aisément en campagne…

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