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Béjaïa

Les étudiants fidèles

Hier, comme un seul homme, ils ont marqué le rendez-vous hebdomadaire, en dépit d’une chaleur étouffante, induite par les nombreux feux de forêt, que connaît la région et un taux d’humidité qui ne demande franchement pas d’efforts. Contre vents et marées, hommes, femmes, jeunes et moins jeunes, tous de l’université de Béjaïa ont dit encore une fois non au système et à sa régénération, rejetant l’idée d’un dialogue avec les symboles que le peuple ne cesse de décrier depuis plus de quatre mois.
« Les revendications de la rue sont restées les mêmes, sauf le ton qui a changé et nous le défions aussi pour dire au système ‘‘dégage’’ et d’arrêter ses tergiversations et ses manœuvres de division qui ne le mèneront pas loin », explique Saâdi qui s’est montré enthousiaste quant « à une chute prochaine de ce pouvoir ».
Karima regrette les propositions du pouvoir en place qui, au lieu de répondre par des actions très simples, notamment le changement de gouvernement et l’ouverture d’un dialogue sans préalables, verse dans la répression montrant un peu plus son vrai visage, ce qui n’augure rien de bon. La libération des détenus d’opinion, la cessation de la répression des manifestants sont de nouveau exigées par une procession universitaire qui s’est ébranlée vers 11 h du campus de Targa Ouzemour vers la place Saïd-Mekbel, en observant par-ci, par-là des pauses, tantôt pour observer une minute de silence, tantôt pour écouter l’hymne national. Brandissant les emblèmes national et amazigh, ils ont fait montre de leur attachement à une Algérie unie et indivisible, comme l’avaient toujours voulu les martyrs qui l’ont libérée. Beaucoup se sont d’ailleurs indignés contre les atteintes aux symboles de cette révolution qui avait ébloui le monde entier.
Durant près de deux heures, les étudiantes et les étudiants, les travailleurs et les enseignants ont battu le pavé des grands boulevards de Béjaïa déterminés à poursuivre jusqu’au bout cette révolution pacifique, se promettant de ne point dévier de sa trajectoire et de faire face à toutes les tentatives externes et internes qui veulent entraîner le mouvement vers des objectifs autres que les tiens.
Demeurer pacifiques et civilisés, c’est la promesse que se sont fait les étudiants pour aboutir à une IIe République, à travers une période de transition gérée par des personnalités neutres pour faire redémarrer le pays sur de nouvelle bases.

De Quoi j'me Mêle

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