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23e mardi consécutif

Les étudiantes au cœur de l’événement

Elles ont tourné le dos à leurs affaires, vacances, amies, familles, et investi les rues.

C’est une révolution au parfum de femmes. Hier, elles étaient par centaines dans les rues de la capitale. Les étudiantes ont marché pour le 23e mardi consécutif côte à côte avec les autres étudiants. Elles ont marché durant des heures, sous un soleil de plomb, pour dire qu’elles sont là, présentes, engagées, prêtes et déterminées a mettre la main à la pâte. De protester et d’exprimer leurs opinions pacifiquement. Belles et rebelles, armées de drapeaux et de leurs beaux sourires, les étudiantes ont envahi les rues de la capitale. Depuis que le vent des manifestations a frappé, des milliers de femmes algériennes ont répondu à l’appel, à leur tête l’étudiante ! Elles étaient et elles seront présentes aux premiers rangs avec les manifestants... Etudiantes en droit, journalisme, médecine, architecture, sciences politiques, biologie et autres, elles étaient toutes au rendez-vous de la «dignité».. Hier et pour la énième fois, elles ont montré dans leur maturité et leurs engagements politiques, qu’elles sont les dignes descendantes de Hassiba Ben Bouali, Djamila Bouhired et autres braves femmes anonymes de l’histoire. L’histoire semble se répéter, nos braves étudiantes ont crié haut et fort, revendiquant une «République démocratique et libre» ! «Si nous sommes, là, aujourd’hui, pour le 23e mardi consécutif, c’est pour montrer l’important rôle que joue la femme dans les mouvements de protestation», indique Lina G, jeune étudiante en deuxième année de droit. Elle ajoute qu’elles sont sorties se joindre au Hirak au même titre que leurs camarades garçons !
« C’est notre avenir à nous tous qui est en jeu. Nous devrons nous unir et former un seul corps pour une seule cause, qui est l’Algérie », ajoute-t-elle. Pour Katia, une autre étudiante en psychologie, rencontrée, hier, au centre d’Alger, l’étudiante est la colonne vertébrale de ce mouvement de protestation. « Dans nos veines, coule le sang de la liberté et de la dignité, l’Algérienne est combattante de nature, je n’invente rien, c’est l’Histoire qui l’indique...», dit-elle toute fière. On note dans ce contexte, que plusieurs enseignantes sortent avec leurs étudiants pour les encourager et les encadrer, afin d’éviter des dépassements, débordements ou affrontements avec les forces de l’ordre. La présence et l’implication des étudiantes et enseignantes dans le Hirak du mardi est une preuve que les femmes sont au centre de l’événement. Une preuve que l’Algérie est plurielle, notamment que le nombre des manifestantes ne cesse d’augmenter, depuis le 22 février… Les étudiantes se rassemblent et se ressemblent, puisque leur discours est unanime. Elles veulent toutes le changement. Elles ont marché et scandé haut et fort «Système dégage !» Un seul mot d’ordre «Pas de dialogue avec le reste de la mafia», «Etat civil et non militaire», «Vive l’Algérie», «Pas de vote» «Libérez les détenus d’opinion», «Libérez les médias et la justice», et plein d’autres slogans hostiles au pouvoir. Une autre rebelle, nous indique qu’elles sont sorties dire tout haut, qu’il est du droit du citoyen algérien d’exprimer son opinion, sans qu’il fasse l’objet d’une quelconque forme de pression ou de répression. « Il est temps de ne plus avoir peur et de construire un Etat de droit », souligne-t-elle. Alger était rebelle, hier. Dans un autre chapitre, on note qu’au rythme de «Djazair houra dimokratia», a commencé la grandiose 23e manifestation. Dans la capitale, un seul mot d’ordre «pas de dialogue avec le reste de la mafia» ! S’agissant des services de sécurité, ils se sont contentés d’encadrer la marche et non de la réprimer, et cela depuis trois semaines. Pour le dispositif sécuritaire, il reste, sans surprise, impressionnant. La police bloque l’accès à la Grande Poste et les casques bleus tous les lieux, principalement les grands boulevards de la capitale.

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