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Menace sur les compositions du 1er trimestre du cycle primaire

Les enseignants s’entêtent

Au moment où le regain de malaise continue de marquer l’école et pendant que les délais limites expirent aujourd’hui, les parents d’élèves retiennent leur souffle.

Face au silence du ministère de l’Education nationale, les élèves des écoles primaires à Annaba, semblent vraisemblablement pris en otage, dans une grève qui risque de durer plus longtemps. La persistance du bras de fer entre les enseignants du premier cycle et le ministère de tutelle risque de compromettre les compositions du premier trimestre. Situation qui terrifie à plus d’un titre les parents d’élèves. Certains d’entre eux sont allés jusqu’à qualifier la grève de «chantage», intervenu au moment inopportun. D’autres, ont estimé l’action d’«irresponsable». Mais pour la majorité, la question ne devait en aucun cas impacter l’année scolaire des élèves, notamment les compositions. De leur côté les enseignants grévistes, défavorables à tous échos, semblent déterminés à persister dans leur pression, jusqu’à la satisfaction de leurs doléances. Celles-ci s’axent essentiellement autour de la «réhabilitation de l’enseignant du primaire».
«L’enseignant du primaire est lésé sur tous les plans, malgré la charge de travail qu’il accomplit au quotidien, car en plus des tâches pédagogiques, il doit assumer d’autres tâches d’accompagnement des élèves, à savoir surveiller les élèves pendant la récréation et à la cantine», ont expliqué certains grévistes. A ce propos, il serait judicieux, ont-ils ajouté, de «procéder à la spécialisation, afin d’alléger la charge de travail qui pèse sur l’enseignant, à cela s’ajoute le volume horaire dépassant les 30 heures/semaine qui doit être de ce fait révisé».
Par ailleurs, sur le problème de disparité dans le classement par catégorie, constatée entre les professeurs des trois cycles de l’Education nationale, les enseignants protestataires exigent l’application du décret présidentiel 14-266 du 28/9/2014, fixant la grille indiciaire des traitements et le régime de rémunération des fonctionnaires qui détermine le grade de professeur de l’école primaire à la catégorie 13 au lieu de 12.
Les protestataires ont, également, soulevé d’autres revendications, ayant trait au côté pédagogique et à l’organisation du travail au sein des écoles, à l’instar de la surcharge des classes et l’amélioration de leur cadre de travail. Des doléances qui rappelons-le, n’ont pas fait objet de refus par la tutelle, mais mis en stand-by, juste pour après l’élection présidentielle. Proposition désavouée par les enseignants grévistes, dont la détermination est de maintenir le cap du débrayage, jusqu’à la prise en charge de leurs revendications par la tutelle. Pour rappel, la grève des enseignants du primaire à Annaba, bien qu’elle n’ait été suivie que partiellement, il demeure néanmoins que, plusieurs enseignants ont tenu un rassemblement devant le siège de la direction de l’Education nationale pour exiger une satisfaction urgente de leur plateforme de revendications.
Les protestataires ont donné un ultimatum pour hier 1er décembre, faute de quoi, ils ont menacé de passer à des actions plus radicales, à savoir boycotter les compositions. S’ils (les grévistes) arrivent à cette phase de radicalisation, cela donnerait lieu à la banalisation de «l’intérêt de l’école et de l’élève».

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