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Plusieurs écoles primaires en grève

Les enseignants haussent le ton

Les protestataires entendent répondre aux menaces de la tutelle par des actions sur le terrain, aux conséquences préjudiciables.

C’est la colère générale chez les enseignants du primaire. Celle-ci s’est extériorisée, hier, encore à travers la tenue d’un rassemblement pour le moins imposant, en face de l’annexe du ministère de l’Education nationale sise au Ruisseau (Alger). Sous l’étendard de la Coordination nationale des enseignants du primaire, ils étaient approximativement une centaine sur les lieux à crier leur désarroi, entourés d’un cordon sécuritaire mis en place par les forces de l’ordre.
« La situation que nous vivons est infernale, il faut y mettre un terme », s’est plainte une enseignante relevant d’une école primaire de Staouéli. Développant un peu plus son commentaire, cette dernière a fait état du «mépris» dont font l’objet les enseignants de ce palier, de la part de la tutelle, notamment. «On ouvre le champ du dialogue et le ministère nous envoie balader, ceci est inadmissible», dit-elle exaspérée. Par conséquent, les protestataires entendent répondre aux menaces de la tutelle par des actions sur le terrain, aux conséquences préjudiciables. « Nous avons donc décidé de boycotter les prochaines compositions », promettent-ils, en précisant qu’à côté, la grève qui s’étale de lundi à mercredi sera reconduite toutes les semaines jusqu’à ce qu’on daigne répondre favorablement à la plate-forme de leurs revendications.
Il s’agit en particulier de « la modification du statut particulier, de sorte à reclasser les enseignants du secondaire, du moyen et du primaire au même grade de base, la diminution du volume horaire des instituteurs, l’application immédiate du décret présidentiel 266/14 avec effet rétroactif depuis sa délivrance en 2014 et la création de nouveaux grades d’enseignants pour les matières scientifiques, littéraires et l’éducation physique (sport)».
Ils demandent également «la révision des programmes pédagogiques pour notamment alléger le poids des cartables, la révision des calendriers des vacances et de la rentrée scolaire pour les régions du sud du pays». «La restitution du droit à la retraite anticipée et sans condition d’âge, la régularisation de la situation des enseignants formés après le 3 juin 2012 afin de leur permettre de bénéficier des différentes promotions.»
Un autre instituteur venu de M’sila pour prendre part au sit-in a pour sa part, fustigé les programmes pédagogiques de deuxième génération. Ce dernier soutient qu’au lieu de développer les capacités cognitives de l’élève, ce programme s’est au final constitué comme une surcharge psychologique sur l’enfant. «On le voit au quotidien, les enfants n’arrivent plus à suivre le rythme, face à un programme aussi chargé», a-t-il fait savoir.
Le volume horaire a aussi été au cœur des doléances soulevées. Les enseignants ont expliqué que celui-ci est astreignant pour un enseignant dont la mission est «d’enseigner» et non de s’adonner au gardiennage d’enfant. En effet, d’après les témoignages des manifestants, ils seraient obligés de surveiller et d’accompagner les élèves sans répit et sans relâche pendant toute la semaine. Ce qui est pour eux, une source de pression constante.

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