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Ils usent de violence pour empêcher la présidentielle

Les démons de l'intolérance

Les Algériens savent que les violences contre la tenue de la présidentielle sont un coup de couteau dans le dos du Mouvement populaire.

La séquence historique que vit présentement la société algérienne recommande la plus grande vigilance, en raison des nombreux dangers qui guettent le pays. Les Algériens dans leur écrasante majorité ont compris les enjeux en s'éloignant de toute velléité de violence. Ils réagissent aussi comme un seul homme face à toute déclaration émanant de tout centre de décision ou pas, établi à l'étranger. Si les Algériens ont accueilli avec beaucoup de fraternité les manifestations parisiennes en soutien à leur Mouvement populaire, ils n'en font presque jamais allusion lors de leurs mobilisations hebdomadaires. La cause étant entendue, le débat qui agite la scène nationale, par marches interposées, relève de la stricte responsabilité du peuple et des autorités, il est pacifique, démocratique et ne souffre d'aucune intention malveillante. Il y a débat et celui-ci ne doit pas dépasser certaines lignes rouges. Les uns peuvent trouver dans l'attitude de la Justice matière à critiques, mais le fait est qu'après plusieurs mois de manifestations, il n'a jamais été question de réprimer ou d'user de violence disproportionnée à l'endroit du citoyen qui, lui-même, ne se rend pas coupable de comportements susceptibles d'engendrer des «réactions en chaîne» appelant à l'usage de la violence. De vendredi en vendredi, les marches se tiennent et la seule variable d'appréciation est actuellement le nombre de marcheurs. C'est dire qu'actuellement, l'enjeu n'est pas censé être dans les aspects «accessoires», lors de ce genre d'actions populaires, à l'image de la tenue des marcheurs, des services de sécurité et de la Justice. Ce sont là des questions que ne se posent plus les Algériens qui prennent part aux marches, comme d'ailleurs ceux qui n'y participent plus, mais qui suivent l'actualité de leur pays.
Cela pour dire que dans le Mouvement populaire, l'ensemble de la communauté nationale, peuple et autorités inclus, est sur la même ligne quant à la nécessité de sauvegarder la paix civile et les acquis de cette révolution pacifique. Il se trouve cependant, que malgré cette unanimité reconnue par tous et défendue par chacun, comme une éclatante victoire de toute l'Algérie, il est des individus qui enfreignent ce sacro-saint accord qui a permis une longévité exceptionnelle du mouvement à telle enseigne qu'il est cité en exemple dans le monde entier. Ces «excités du Hirak» comme on pourrait les qualifier, estiment venu le temps de montrer leurs muscles. L'acte irresponsable perpétré à l'encontre d'un président d'APC (lire l'article de Hocine Neffah), au motif d'empêcher la révision du fichier électoral, contredit la philosophie du Mouvement populaire qui repose sur le pacifisme, comme seul vecteur de mobilisation. Cet incident, même s'il peut paraître isolé, doit être sanctionné et suscité de fermes réactions de condamnation. On ne peut pas impunément se rendre coupable d'un acte que les Algériens rejettent et se faire valoir comme les «chevaliers du Hirak». Interdire par la force à des citoyens de voter revient à violer le principe fondateur du Mouvement populaire. Cet acte gravissime commis contre les Algériens ne relève pas de la seule responsabilité des auteurs. Des partis politiques ont contribué à ce dangereux glissement. Et pour cause, il y a dans l'air depuis plusieurs jours une «musique malsaine» qui veut faire de la désobéissance civile un outil de coercition contre les autorités. Ils ont tenté d'attirer le peuple dans leur logique suicidaire et aux antipodes de l'esprit de la révolution pacifique. Les Algériens ont dit «non» et sont restés fidèles à leur philosophie des premières semaines. Alors ils ont pris sur eux de passer en force et annoncer leur refus d'organiser le scrutin présidentiel du 12 décembre prochain. Ils ont donné le signal aux «excités du Hirak». Ces derniers sont passés à l'action, contre le voeu de la majorité des Algériens qui tiennent au modèle de manifestation qu'ils ont eux-mêmes choisi, au moment où ces mêmes partis négociaient avec les décideurs d'avant le 22 février dernier.
Les Algériens, qu'ils manifestent ou pas, sont dans leur écrasante majorité acquis au principe des libertés individuelles. Ils n'empêcheront personne d'aller voter, comme ils n'obligeront personne de boycotter l'élection. Ils savent, qu'au final, c'est l'urne qui déterminera le poids des politiques. Ils savent aussi que ces violences contre la tenue de la présidentielle est en réalité un coup de couteau dans le dos du Mouvement populaire.

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