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Ils dénoncent le retour de «la justice téléphonique»

Les avocats battent le pavé à Alger

«Libérez les détenus, libérez la justice, libérez l’Algérie !», scandaient les avocats qui ont boycotté les audiences au niveau de tous les tribunaux du pays.

De nouveau, les robes noires ont investi la rue avant-hier pour dire leur courroux et dénoncer ce qu’ils ont qualifié de « justice aux ordres du nouveau pouvoir ». Sinon des milliers, ils étaient plusieurs centaines à sortir dans plusieurs villes du pays pour dénoncer les atteintes aux droits de l’homme et aux libertés des Algériens. A Alger les avocats ont marché du tribunal de Sidi M’hamed vers la Grande Poste pour dénoncer le retour des injonctions du pouvoir politique. Le même mouvement a marqué les autres wilayas du pays comme Oran, Annaba, Constantine, Tizi Ouzou et Béjaïa où les robes noires ont brandi des pancartes et des banderoles par lesquelles ils réclament un Etat de droit et disent non à la justice du téléphone. «Vous avez le tribunal de Sidi M’hamed, nous avons celui de l’Histoire», lit-on sur une banderole géante. Dans d’autres banderoles encore plus expressive on y lit notamment : « Le pouvoir appartient au peuple », « Libérez notre confrère Maître Salah Dabouz », « Non à la justice téléphonique», sont les slogans brandis sur les pancartes, alors que les manifestants crient « Adala hora, moustakila »(Justice libre et autonome) «Nous marcherons, nous marcherons, jusqu’à l’avènement du changement». «Libérez les détenus, libérez la justice, libérez l’Algérie !», scandaient également les avocats qui ont boycotté les audiences de jeudi dernier au niveau de tous les tribunaux du pays.
Réclamant l’indépendance de la justice et la libération immédiate de tous les détenus politiques, les avocats se disent plus que jamais mobilisés contre la répression sous toutes ses formes que le pouvoir fait subir aux militants qui expriment des opinions critiques. A la pointe du Mouvement populaire, les avocats se sont manifestés à plusieurs reprises pour faire entendre leur voix et revendiquer un Etat de droit et une justice indépendante. Aussi, les marches de jeudi dernier font suite à celles observées, précédemment à Tizi Ouzou et à Béjaïa. En effet, le 26 juin dernier, plusieurs dizaines d’avocats ont participé à une marche pacifique à Tizi Ouzou pour réitérer leur revendication pour un changement «radical» du système de gouvernance et demander la libération des manifestants interpellés lors de la marche populaire de vendredi dernier à Alger, a-t-on constaté. La procession a démarré du siège de la cour de justice, sise à l’entrée ouest de la ville. Les avocats qui ont revêtu leurs robes noires pour l’occasion, ont déployé l’emblème national et le drapeau amazigh. Tout au long de la marche, les avocats, qui ont bravé, ce jour-là, la canicule exceptionnelle de la cour de justice vers le carrefour Djurdjura pour aboutir à la placette du musée, ont déployé des banderoles revendiquant la libération immédiate de tous les manifestants détenus, rappelant que ‘’l’identité amazighe en tant que composante de l’identité nationale est reconnue dans la Loi fondamentale du pays’’, réclamer ‘’une justice indépendante’’ et réaffirmant leur ‘’attachement à l’unité nationale’’.
Le même jour, le 26 juin, les membres du Conseil de l’ordre régional des avocats de Béjaïa ont organisé un sit-in dans la cour du tribunal de la ville, doublé d’une grève générale en signe de solidarité avec le groupe de jeunes manifestants arrêtés lors de la marche populaire à Alger. Massés sur le perron de l’édifice, les manifestants, drapés de l’emblème amazigh, ont appelé à la libération «immédiate» de ce groupe de jeunes. Durant le sit-in, les robes noires ont appelé à la «libération» de la justice et des magistrats, et réaffirmé leur soutien au mouvement citoyen en cours depuis le 22 février dernier. 

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