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Bensalah tient ce matin son premier Conseil des ministres

Le train de la présidentielle s’emballe

Cette réunion ministérielle sera essentiellement consacrée à tout ce qui se rapporte à la prochaine élection présidentielle.

Les événements s’accélèrent depuis ces dernières 24 heures. Après avoir reçu les conclusions de l’Instance de médiation et de dialogue drivée par Karim Younès, le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah passe à une vitesse supérieure. De sources crédibles on a appris qu’il réunira ce matin un Conseil des ministres, le premier depuis qu’il a pris ses fonctions de chef de l’Etat, le
9 avril dernier, conformément aux dispositions de l’article
102 de la Constitution.
Les mêmes sources précisent que cette réunion ministérielle sera essentiellement consacrée à tout ce qui se rapporte à la prochaine élection présidentielle. Ainsi, précise-
t-on, il sera question de l’adoption du nouveau Code électoral, avec les modifications proposées par le panel de Karim Younès. Une fois adopté, le projet du nouveau Code sera soumis pour validation aux deux chambres du Parlement. C’est donc une question de quelques jours pour que le dossier du Code électoral soit plié comme a eu à le suggérer le chef d’état-major dans son discours prononcé le 2 septembre dernier lors de sa visite de travail au niveau de la 4ème Région militaire. Gaïd Salah a renouvelé son appel à «aller de l’avant pour rapprocher les points de vue, unifier les visions et trouver des mécanismes à même de concrétiser l’approche qui consiste en l’accélération de l’organisation des élections présidentielles». Il a incité également à l’installation rapide d’une instance nationale indépendante pour la préparation, l’organisation et la surveillance des élections, qui supervisera toutes les étapes du processus électoral. Cette approche, a-t-il affirmé, requiert la révision «de quelques textes de la loi électorale pour s’adapter aux exigences de la situation actuelle, et non pas une révision totale et profonde». C’est ce qui sera donc consacré lors du Conseil des ministres de ce matin. Hier, Karim Younès, coordinateur de l’Instance de médiation et de dialogue, a été justement reçu par le chef de l’Etat auquel il a remis le rapport final. Par ce rapport, le panel propose de modifier et de compléter
80 articles du Code électoral et non à une révision profonde de ce texte. Lequel Code électoral entrera en vigueur dès la convocation du corps électoral qui interviendrait dans les tout prochains jours. Dans le sillage de cette accélération des événements, il faut s’attendre également ce que d’autres décisions soient prises en rapport direct avec la préparation de la présidentielle.
Il s’agit entre autres de l’installation de cette instance indépendante d’organisation et de surveillance de l’élection. D’ailleurs, au terme de leur rencontre hier, «Abdelkader Bensalah a appelé Karim Younès à poursuivre ses efforts et à mener les consultations nécessaires pour former et installer cette autorité indépendante», indique la Présidence dans son communiqué. L’autorité qui sera en charge de l’organisation des élections aura une pleine autonomie dans sa mission pour garantir la régularité du scrutin, et l’administration sera totalement exclue de son organisation. Les propositions recueillies par l’Instance, depuis l’entame de sa mission, concluent à l’impératif que l’autorité qui sera en charge de l’organisation des élections «jouisse de l’autonomie morale, administrative et financière» et qu’elle prenne en charge les différents aspects de l’opération électorale.
Le dernier Conseil des ministres remonte à il y a neuf mois. C’était le 27 décembre 2018 quand l’ex-président Bouteflika avait signé la loi de finances 2018. Ironie du sort, lors du même Conseil des ministres l’ex-président a également annoncé la création d’un pôle pénal financier à compétence nationale et ce dans le but d’une lutte plus efficace contre la corruption. Le président de la République a conclu ses remarques sur ce dossier « en invitant tous les acteurs de la société à concourir à la politique de prévention de la corruption en rapportant ces faits lorsqu’ils sont établis, de sorte à permettre à la justice d’intervenir avec les moyens efficaces mis à sa disposition pour appliquer la loi qui réprime sévèrement ce fléau». C’était à quelques semaines du début du Mouvement populaire du 22 février.

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