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Béjaïa

«Le peuple veut son indépendance»

«Yatenahaw gaâ et gaâ», me disait hier Aâmi Salah, un sexagénaire qui était à son 26e rendez-vous avec le Hirak, ou le Mouvement national pour le changement. Comme lui, des milliers de personnes ont bravé, hier, la chaleur du mois d’août pour encore réitérer leurs revendications pour un changement radical du régime politique, qui ne saurait être sans le départ de tous ses symboles, dont certains continuent contre vents et marées à s’opposer à la volonté du peuple. Un peuple qui revendique aujourd’hui son indépendance. Une indépendance à ne pas prendre dans le sens d’un rapport entre colonisateur et colonisé, mais dans celui d’une justice libre et équitable, le droit à la parole et une vie de démocratie dans une nouvelle République profitant à tous.C’est en gros le message délivré hier par la 26e marche populaire entrant dans le cadre du mouvement pour le changement du régime. Un mouvement qui reste collé à l’actualité puisque nombreux étaient les slogans brandis contre le dialogue et les élections que les tenants du pouvoir veulent imposer «par ruse pour l’instant», rappelle ce jeune marcheur, venu à pied de Kherrata pour marcher à Béjaïa, le chef-lieu de la wilaya. «Le peuple demeurera dans la rue tant que ses revendications ne sont pas satisfaites et ce ne sont pas les manœuvres en cours qui vont nous détourner de notre combat», affirme-t-il comme pour souligner toute l’importance «d’aller vers une solution la plus juste». Laquelle ? «Celle d’écouter un peuple jaloux de son indépendance, de sa liberté, de son bien-être et surtout de sa dignité», nous répond, un autre marcheur, qui brandissait une banderole tout aussi significative de ses propos.Hier, Béjaïa n’a pas dérogé à la règle. Celle d’une présence en force pour le 26e rendez-vous du genre. Des centaines, voire des milliers d’hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ont dans une ambiance, empreinte d’espoir, sillonné les principaux boulevards de la ville de Béjaïa. Drapée de l’emblème national et identitaire et suivant le parcours habituel, la procession humaine que l’on croyait affaiblie a surpris plus d’un de par sa mobilisation, sa fidélité et sa détermination.Les faits et les gestes sont restés les mêmes. La détermination est inflexible. Et la joie aussi. C’est comme si des lendemains meilleurs sont attendus. Même les touristes étaient de la partie. «Nous sommes là pour une quinzaine de jours sur la côte ouest et nous avons tenu, ma femme et moi à vivre les sensations d’un vendredi du Hirak à Béjaïa et nous sommes très contents de vivre ces moments de chaleur, d’unité et de protestation pour un avenir meilleur», indique Salah Eddine, un vacancier de Batna. Sa femme relève l’accueil des Bedjaouis aussi bien sur le lieu des vacances que durant la marche. « Vous êtes un peuple extraordinaire, contrairement à ce qu’on nous rapporte », dit-elle fièrement.

De Quoi j'me Mêle

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