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Le pari risqué

Cette éventualité suscite une inquiétude au sein de la population.

L’évolution de la situation politique dans notre pays n’est pas sans susciter une multitude d’interrogations au sein d’une société en proie à une lutte pour le changement du système depuis le 22 février dernier. Plus particulièrement, depuis le week-end dernier, la question du devenir du mouvement et des risques de dérapage est soumise au doute, notamment depuis qu’il est fait recours à la désobéissance civile, car engagée sans la réflexion nécessaire et surtout les tenants et les aboutissants d’une telle idée.
L’absence de concertation et surtout le doute sur l’origine des appels ainsi que les chances de la réussite d’une initiative de telle envergue suscitent des interrogations pour beaucoup de partisans d’un mouvement qui a jusque-là séduit plus d’un.
En tant qu’acteur de la société civile, Rabah Naceri y voit « un piège du système pour décréter l’état de siège et reprendre les choses en main car la situation échappe totalement aux tenants du pouvoir ». S’agissant du doute qui entoure la question, il ajoutera que « la société a évité, depuis le 16 février, tous les pièges tendus par le pouvoir pour faire basculer la contestation vers la violence. Pour bien faire, le pouvoir tente sournoisement de convaincre quelques radicaux que les contestations du vendredi et du mardi ne suffisent plus pour venir à bout de ce système qui ne semble pas vouloir lâcher prise ».citant pour preuve, « l’exclusion de, tout préalable pour un éventuel dialogue, dont la libération des détenus d’opinion, l’ accès vers la capitale, etc... ». Notre interlocuteur pense que « cette radicalisation vise à renforcer l’option d’une désobéissance civile comme l’ultime moyen de faire tomber le système ».
« L’option de la désobéissance, pourrait être aussi une technique de diversion pour diviser le mouvement révolutionnaire qui gagne du terrain et en sympathie des puissances étrangères.» Forcément, elle aura donc ses partisans consciemment ou inconsciemment et ses opposants, qui jugent que le moment n’est ni opportun ni favorable. « Je suis contre une désobéissance civile parce qu’elle risque d’échouer lamentablement du fait que les conditions propices à une réussite ne sont pas du tout réunies. »
« Une désobéissance civile exige une longue et minutieuse préparation ainsi qu’une adhésion sans faille de la société. Or, aujourd’hui, beaucoup de citoyens confondent désobéissance civile et grève générale limitée ou illimitée », conclut-il en préconisant une réflexion à « d’autres actions pacifiques et intelligentes et tout en maintenant la mobilisation. Pour Ahcene Moudache, un cadre de l’université de Béjaïa », la désobéissance civile est en contradiction flagrante avec les principes et les fondements de ce Mouvement populaire merveilleux par son organisation, sa spontanéité et son pacifisme, elle est une forme de radicalisation du mouvement et une tentative de certains cercles généralement anonymes ou identifiés comme résidus des cercles islamistes activant à l’étranger », estime-t-il soulignant que « ces cercles veulent refaire surface et surfer sur les vagues du « Hirak » pour acquérir un certain pouvoir politique et instaurer une rupture unilatérale vis-à-vis de l’ordre pacifique ».
Ne cachant pas son inquiétude, il ajoutera que « cette forme de contestation pénalisera beaucoup plus les citoyens et aura des conséquences négatives sur le mouvement.
« Les Algériens aujourd’hui se doivent en conséquence de restreindre l’expression de leurs divergences d’opinion et de leurs velléités d’intervention dans le processus politique à des actions envisageables dans un cadre légal, raisonnable et pacifique, et être vigilant contre toute radicalisation et récupération », ajoute-t-il en relevant que « les décideurs actuels sont les premiers responsables de cette tentative de radicalisation, par leur entêtement à aller à l’encontre de la volonté populaire, et radicalement résolus à exécuter et à imposer leur propre feuille de route et sceller définitivement le destin de notre pays et le livrer ainsi à un autre processus d’asservissement et de totalitarisme ». C’est globalement l’avis partagé par de nombreux concitoyens sur cette idée qui fait peur et qui reste porteuse de risques importants pour la suite de la revendication essentielle du mouvement, à savoir le départ du système et l’avènement d’une deuxième République

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