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Tayeb Bouzid et la généralisation de l’anglais

Le ministre qui donne du vertige à une girouette

Après sa fausse bonne idée d’abandonner le français directement au profit de l’anglais, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique fait marche arrière.

Le passage à l’anglais ne veut pas dire l’abandon systématique du français ! Voilà la précision faite, jeudi dernier par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Après avoir lancé une «fetwa» pour l’abandon de la langue de Molière au profit de celle de Shakespeare, Tayeb Bouzid nuance ses propos. Il soutient que l’anglais viendra en «soutien» au français. «Il n’est pas question de substituer l’anglais au français, mais plutôt de renforcer l’enseignement de cette langue dans l’université algérienne, à plus forte raison que la recherche scientifique se fait en anglais», a-t-il assuré, précisant que «seules quelques spécialités et les classes doctorales sont concernées par cette mesure».« Il est nécessaire de l’utiliser dans un premier temps dans la formation dans le domaine du doctorat, la recherche scientifique et la publication conformément aux normes internationales en vigueur», a-t-il soutenu. Il a, dans ce sens, mis en avant l’importance d’améliorer la «position scientifique de l’Algérie et le classement universitaire au niveau international outre l’ouverture sur le monde pour attirer davantage d’étudiants étrangers».
Une sortie qui vient clore la grosse polémique à laquelle on a eu droit ces dernières semaines après que l’«intérimaire» de l’Enseignement supérieur a annoncé un passage « radical » d’une langue à une autre, sans aucun préalable. Il avait même exigé que les communiqués des campus universitaires se fassent en anglais. Des doyens de facultés ont appliqué cette mesure en pondant des communiqués où il y avait plus de fautes que de lettres. Ce qui avait démontré la «fausse bonne idée» de Tayeb Bouzid. Car, il faut le dire, la généralisation de l’anglais est une obligation du fait que ce soit la langue la plus utilisée dans le monde. Tout se fait désormais en anglais, particulièrement en ce qui concerne le domaine des TIC. Néanmoins, une telle décision ne se prend pas du jour au lendemain. Il faut former toute une nouvelle génération à l’usage de cette langue. On risque de refaire les mêmes erreurs du passé avec le passage du français à l’arabe qui nous a donné des générations qui ne maîtrisent ni l’une ni l’autre de ces langues. Pourtant, les deux sont parlées dans le pays par une grande majorité de la population.
Un tel empressement viendrait nous pousser au…précipice. Tayeb Bouzid semble avoir pris conscience de la chose en «rectifiant» le tir avec une «volte-face» qui ressemble plus à un «wait and see». Cette polémique montre toutefois la sensibilité de la question linguistique dans un pays où la diversité culturelle et sociale n’a pas d’égale…

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