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Reprise du travail à l’Eniem en ce début d’août

Le fardeau des banques

L’entreprise souffre d’un lourd endettement qui risque de la mettre en faillite.

Finalement, l’Eniem est sauvée, de la disparition. La crainte des 1700 travailleurs qui y font vivre leurs familles s’est dissipée après la décision des pouvoirs publics de libérer les licences d’importation des pièces détachées SKD. Après un congé forcé, la reprise devait intervenir le début du mois d’août. En effet, le ministère de l’Industrie qui a bloqué l’octroi de ces licences aux usines de montage a consenti à libérer celles de ce complexe industriel qui a mis ses employés en congé depuis le début du mois de juillet. A rappeler que les pièces détachées nécessaires à la fabrication des appareils électroménagers de l’Eniem ont été bloquées au niveau du port après la décision de suspendre l’attribution des licences pour l’importation des pièces CKD-SKD.
Ce qui a impacté l’activité de cette usine qui fabrique un matériel connu sur tous les continents. Un arrêt de tous les ateliers qui a été suivi du départ forcé en congé du personnel. La situation de blocage a engendré une vague de dénonciations d’abord du syndicat des travailleurs qui a alerté les pouvoirs publics ainsi que l’opinion avant d’être relayé par les élus de la wilaya de Tizi Ouzou.
Dans un communiqué rendu public, l’APW (Assemblée populaire de la wilaya) a appelé le ministère de l’Industrie à libérer les licences d’importation des pièces détachées pour permettre à l’un des seuls complexes industriels encore en activité dans la wilaya de reprendre son activité. Mais en fait, même si les cris d’alarme ont été entendus par les services concernés, il n’en demeure pas moins que l’Eniem connaît une autre difficulté non moins difficile. L’entreprise souffre d’un lourd endettement envers la banque qui risque de le mettre en faillite dans quelques mois seulement. Selon des représentants syndicaux, la libération des licences d’importation des kits SKD-CKD peut prolonger le fonctionnement des ateliers jusqu’au mois d’octobre, mais pas au-delà. Des pourparlers ont eu lieu afin de trouver un terrain d’entente avec la banque, mais sans aboutir pour autant. Le blocage des autorisations de l’utilisation des crédits reste donc en vigueur.
Pour rappel, l’Eniem est le deuxième complexe industriel à connaître des difficultés dans la wilaya de Tizi Ouzou après celles qui ont fini par avoir raison de Cotitex de Draâ Ben Khedda. Ce grand complexe industriel qui a fait vivre des milliers de familles durant les années soixante-dix est en hibernation depuis quelques années. La fermeture de Cotitex a été un coup fatal pour une région déjà en difficulté économique. La machine industrielle est restée monotone malgré les efforts de quelques privés. Des difficultés diverses ont empêché la naissance d’une activité industrielle conséquente. Certains opérateurs ont, il y a quelques années, soulevé la nécessité de doter la wilaya d’un port sec, mais sans résultats probants.
En effet, les appels de ces derniers ont été entendus et un projet de port sec a été inscrit. Même l’assiette foncière qui devait l’accueillir a été choisie à Oued Aïssi. Pour des raisons inconnues, le projet n’a pas pu voir le jour. Pis encore, l’assiette réservée a été réorientée pour servir de gare intercommunale. Une décision qui a enterré l’idée pour de nombreuses années. Jusqu’ à présent, seule l’APW continue de militer pour la réalisation de ce projet qui aidera sans nul doute les industriels locaux en leur évitant le transport depuis la capitale où se trouvent les entrepôts sous douanes les plus proches. 

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