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Le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah dans un discours, hier, à la Nation

«Le dialogue est notre salut»

Ce dialogue national inclusif que l’Etat entend lancer dès à présent ouvrira la voie à la prochaine échéance présidentielle.

Sous le saut de l’urgence, le chef de l’Etat a appelé, hier, dans un discours à la Nation, toutes les franges de la société à un dialogue inclusif pour dépasser la crise politique dans laquelle est plongé le pays depuis plus de quatre mois. « Ce dialogue est urgent, parce que le pays doit recouvrer au plus vite sa normalité politique et institutionnelle.» C’est la seule voie de salut qui, aux yeux du chef de l’Etat, épargnerait au pays des lendemains incertains et qui le mettrait «en position de faire face aux incertitudes économiques et sociales et aux menaces qui pèsent sur notre sécurité nationale du fait d’un environnement extérieur particulièrement complexe ». Dans son discours, Bensalah a laissé entendre que des contacts ont été déjà pris avec des personnalités nationales pour mener ce processus de dialogue qui sera lancé incessamment. Il souligne qu’il sera conduit « en toute liberté et en toute transparence », par des personnalités nationales crédibles, indépendantes, sans affiliation partisane et sans ambition électorale. De fait, le gouvernement Bedoui et la présidence de la République sont écartés de cette tâche. Pas seulement, même l’institution militaire n’y prendra pas part. Bensalah le signifie clairement et son instance prend la nature d’un engagement. « Afin d’éviter toute interprétation et de dissiper tout malentendu, l’Etat dans toute ses composantes, y compris l’Institution militaire, ne sera pas partie prenante à ce dialogue et observera la plus stricte neutralité, tout au long du déroulement de ce processus ». Ce dialogue national inclusif que l’Etat entend lancer dès à présent, ouvrira la voie à la prochaine échéance présidentielle. Bensalah insiste encore que ce dialogue « est plus que nécessaire, parce que c’est la meilleure voie pour parvenir aux formules consensuelles», en rapport avec l’élection présidentielle. Il ressort de l’offre politique qu’a présentée Bensalah, une volonté de transcender les écueils pouvant entraver la démarche d’une élection présidentielle salvatrice. Preuve en est, Bensalah ne se contente pas, comme par le passé, d’un simple appel vague lancé dans le tas à qui veut l’entendre . Cette fois-ci, il a sollicité l’intelligence collective du peuple algérien qui a émerveillé le monde, qui jusque-là a fait ses preuves sur le train des manifestions pacifiques. Il a appelé les Algériens, particulièrement, la jeunesse à adhérer à cet appel pour trouver ensemble les solutions « qui nous permettraient de transcender collectivement les écueils de cette étape cruciale de notre Histoire ». Il a également esquissé la composante et le rôle du Panel qui conduira le dialogue. Aussi, sous la conduite de ce Panel, les participants au dialogue auront la liberté de discuter et de débattre des conditions à réunir pour garantir la crédibilité du scrutin. Ils auront également la possibilité d’aborder l’ensemble des aspects législatif, réglementaire et organisationnel de cette élection, y compris le déroulement du calendrier électoral. De même que les mécanismes de son contrôle et de sa supervision. Ce dialogue doit revêtir le caractère le plus inclusif possible. Le Panel des personnalités pourra inviter toute partie qu’il estime utile à la conduite de sa mission, y compris celles émanant du Mouvement populaire, pour consigner leurs positions, avis et propositions. De même qu’il décidera du format de ces rencontres et discussions. A la seule et unique condition que ce dialogue doit se concentrer exclusivement sur l’objectif de la présidentielle. Ce dialogue, qui devra nécessairement se concentrer sur l’unique objectif stratégique que constitue l’organisation de l’élection, élection qui devrait se tenir à une date la plus rapprochée possible, se déroulera de toute évidence dans le cadre de la Constitution. Autant dire que c’est une nouvelle autorité qui prendra place en vue d’accomplir cette tâche. En filigrane, il vient d’annoncer, plus précisément et répondre à la revendication essentielle du Mouvement populaire et de la classe politique du moins dans sa formication. La présidentielle ne sera organisée ni par Bedoui ni par Bensalah. C’est un fait déclaré et assumé officiellement par le chef de l’Etat.

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