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Makri sur la plate-forme de Aïn Benian

«Le départ de Bensalah et Bedoui est maintenu»

«Le retour à la légalité constitutionnelle passe par la reconnaissance qu’on est en pleine vacuité constitutionnelle à partir du 9 juillet.»

«L’opposition a accompli son devoir, elle s’est réunie, présenté sa feuille de route et la balle est désormais dans le camp du pouvoir », a indiqué, hier, lors de sa conférence de presse Abderrezak Makri, président du MSP. Il souhaite « une réponse favorable à la plate-forme de Aïn Bénian de la part du pouvoir de fait ». Il a qualifié cette plate-forme de grand document « historique », que ce soit dans la forme ou dans le fond car, d’après lui, « elle a établi un constat de la situation globale en Algérie, déterminé les objectifs de la feuille de route de sortie de crise, tracé les conditions de réussite du dialogue et a mis en place des instances du dialogue». En réponse à ceux qui ont voulu décrédibiliser la conférence du dialogue des Forces du changement, il a soutenu que « la feuille de route de Aïn Benian ne recule pas la revendication relative au départ des symboles du système, en l’occurrence Abdelkader Bensalah et le Premier ministre, Noureddine Bedoui ». Il a appuyé, dans ce sens, que « le forum du dialogue national a consacré , dans sa plateforme, une place importante à la question des libertés et des droits de l’homme ainsi qu’à la question des détenus politiques et d’opinion ». Aux yeux de Makri, certaines parties malintentionnées font sciemment des lectures erronées en vue de réduire la portée de l’importance de cette rencontre et les documents qui en ont découlé». « La plate-forme de ce forum «représente une feuille de route collective, concrète et réaliste à même de surmonter la crise et impute une grande responsabilité au pouvoir effectif en vue de l’aborder de manière positive pour éviter de subir le même sort que celui de la plate-forme de Mazafran», indique-t-il. Il a rappelé que « même si certains partenaires se sont contentés de demander le départ de Noureddine Bedoui comme préalable au dialogue, il reste qu’en fin de compte, ce qui a été retenu dans la plate-forme, c’est l’avis de la majorité, à savoir le départ de Bensalah et de Bedoui ». « Le MSP demande le départ des trois «B», avant d’aller à l’élection présidentielle qui est aussi une revendication permanente du Mouvement populaire », a-t-il tenu à rappeler. Comme il a soutenu que « sa formation dénonce les atteintes aux libertés et appelle à la libération des détenus d’opinion ». Il a appelé, par ailleurs, à «la conjugaison des efforts pour le retour au processus électoral transparent dans des délais raisonnables et ce conformément aux revendications du peuple, relatives au départ des symboles du régime politique». Le chef de l’ex-HMS a souligné le fait de « mettre à la tête de l’Etat et du gouvernement des personnalités indépendantes, crédibles qui croient à la démocratie et non impliquées dans la corruption, acceptées par le Hirak est une garantie autrement plus importante que la mise sur pied de l’instance indépendante de la gestion des élections car la décision de non recours à la fraude électorale et la mise en place d’une transition démocratique est beaucoup plus une volonté politique qu’une affaire de textes et d’instances ». « Aucune instance et aucun texte de loi ne peuvent mettre un terme à la fraude si l’Etat décide de truquer les résultats du scrutin présidentiel », a-t-il rappelé. « Le retour à la légalité constitutionnelle passe par la reconnaissance qu’on est en pleine vacuité constitutionnelle à partir du 9 juillet », a-t-il estimé, réitérant l’exigence du départ de Bensalah.

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