{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Oran

Le changement et rien d’autre

Les Oranais ne badinent pas avec le mot d’ordre lancé depuis le 22 février. En l’observant dans sa totalité, ils sont, encore une fois, sortis hier dans la rue signant de plus belle l’acte 23 dans leur marche populaire à travers laquelle ils n’ont rien omis au passage en revendiquant le sempiternel et cher projet : le changement. Nous sommes tous là. «Nous sommes et serons présents tous les vendredis pour chasser les résidus d’un système nous ayant berné pendant de longues années», a affirmé un marcheur d’un certain âge, boitant de la jambe, tout en plaider à voie déployée pour le changement. Les Oranais, hommes et femmes, jeunes et moins jeunes, ainsi que la quasi-totalité des couches sociales n’ont donc pas raté le rendez-vous hebdomadaire pour dire « non au système actuel et oui à l’instauration d’un nouveau système consacrant des libertés lambda». Ils ne rejettent pas non plus le dialogue tant que celui-ci est acte civilisationnel. Au préalable, ce dialogue est à faire précéder par la démonstration, par les tenants du pouvoir, de leur « bonne foi» en passant, avant tout, à l’apaisement. Cet apaisement ne doit aucunement être caractérisé par des mesures ombrageuses ni défiantes ni encore moins de méfiance. «Il faut des mesures à la fois courageuses et sincères», dira un manifestant. D’ailleurs, l’on a jugé urgent de réagir à la hauteur de l’événement et des évolutions de la situation politique qui prévaut, ces derniers jours, dans le pays en créant, à Oran, un comité anti-répression. Les Oranais, tout comme le reste des populations du pays, ne trébuchent donc pas dans leur démarche hebdomadaire en sortant dans la rue malgré la forte chaleur caniculaire sévissant sur le pays. Dans le sillage de leur marche, ils ne ratent aucune halte pour le repérer et marquer l’histoire en faisant valoir leur revendication principale en la brandissant dans des marches d’un pacifisme inouï, sans aucune fabulation. «Pourquoi donc diaboliser un tel peuple aspirant à des jours meilleurs alors qu’il ne revendique rien d’autre à part ses droits et ceux des générations montantes ? s’est interrogé Saïd, jeune résident de Cavaignac, quartier populaire situé en plein cœur d’Oran. Pour ce manifestant, la situation qui prévaut actuellement dans le pays, est imputable à Bouteflika et ses «sbires » ayant usé et abusé au point où «ils ont cassé toutes les forces vives de la nation et nous ont laissé barboter sans savoir à quel saint se vouer ». Pis encore, a-t-il expliqué en affirmant « regardons autour de nous et contemplons : la situation politique a tellement atteint le plus haut niveau de déliquescence que l’on se retrouve actuellement sans président ni pouvoir élire un nouveau président »… 

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours