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Sa demande de libération rejetée par la cour d’Alger

Lakhdar Bouregaâ reste en prison

La cour d’Alger a, ainsi, confirmé la décision du juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs.

La chambre d’accusation près la cour d’Alger a statué hier, 10 juillet, sur la requête introduite par les avocats de Lakhdar Bouregaâ, demandant la libération de leur client. La cour d’Alger a, ainsi, confirmé la décision du juge d’instruction près le tribunal de Bir Mourad Raïs de placer, le 30 juin dernier, Lakhdar Bouregaâ sous mandat de dépôt. Par alleurs, les bâtonniers et avocats constitués pour défendre les détenus dans l’affaire du drapeau amazigh, et le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, ont décidé, hier, en début de journée, de boycotter la chambre d’accusation, pour les deux affaires, considérant que l’arrestation et l’emprisonnement de ces derniers étant un acte politique, leur libération ne se fera que par une décision politique. Ces deux affaires font couler beaucoup d’encre, notamment qu’il s’agit, selon les magistrats et observateurs avertis, « de poursuites qui n’ont aucun fondement légal» ! « Les avocats ont décidé aujourd’hui , 10 juillet, de boycotter la chambre d’accusation de la cour d’Alger dans l’affaire des manifestants détenus, mais aussi celle du moudjahid Lakhdar Bouregaâ», a estimé l’activiste et avocate Aouicha Bekhti, représentante du réseau national contre la répression. «la décision de maintien de tous les détenus en prison est politique et la solution ne peut être que politique », ajoute la même avocate. Il est important de souligner dans ce sens, que la chambre d’accusation avait refusé, dimanche dernier, l’appel du mandat de dépôt introduit par les avocats. Ce refus, indique, selon l’avocate, que « les décisions sont déjà prises à l’avance. Cela ne sert à rien de mener un débat juridique pour des délits d’opinion ». Le collectif d’avocats chargés de la défense de Lakhdar Bouregaâ et les jeunes emprisonnés pour port de drapeaux autres que l’emblème national a décidé de boycotter hier, l’audience prévue à la chambre d’accusation près de la cour d’appel d’Alger, précise un des avocats de ce collectif. Pour Noureddine Benissad, un des avocats du collectif, « la défense s’est mise d’accord pour ne pas cautionner l’audience concernant les jeunes qui ont été emprisonnés pour le port de l’emblème amazigh et le cas de Lakhdar Bouregaâ », ajoutant , que les avocats ont estimé que la mise en détention de toutes ces personnes y compris Lakhdar Bouregaâ « est une décision politique et donc leur libération ne peut être que par une décision politique » ! Le magistrat a affirmé que les avocats ont décidé à l’unanimité de boycotter ces audiences, car la mise en détention de ces personnes et les poursuites engagées contre eux n’ont aucun fondement légal. «Le principe légal est pas de peine sans texte » fait savoir l’avocat en précisant que, « 200 avocats sont venus bénévolement pour se constituer dans ces deux affaires de liberté, aussi bien pour les manifestants qui portaient le drapeau amazigh que pour l’affaire du moudjahid Lakhdar Bouregaâ ». De son côté, Hakim Saheb, un autre avocat du collectif, a souligné que le collectif de défense s’est réuni pour décider du boycott pour ne pas cautionner une telle audience. Dans ce contexte, on note qu’un rassemblement devant le tribunal du Ruisseau, à Alger, en soutien aux détenus d’opinion a été observé en présence de personnalités politiques nationales et de simples citoyens. Dans un autre chapitre, on rappelle qu’aujourd’hui, les avocats du barreau d’Alger et de plusieurs autres wilayas ont décidé de marcher pour réclamer l’indépendance de la justice, un Etat de droit, et des changements politiques profonds.

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