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Dialogue pour une sortie de crise

La voie la moins coûteuse

Il y a suffisamment d’optimisme pour envisager à court terme un compromis politique historique.

Au beau palmarès d’un combat pacifique que mènent les Algériens depuis presque cinq mois sans discontinuité, il convient maintenant de rajouter le condiment du dialogue. A ce titre, le consensus est établi entre les acteurs politiques, les partis et les associations : le dialogue est la voie la moins coûteuse, la moins longue et la plus indiquée pour se dégager de l’enlisement politique qui s’accentue chaque jour davantage. « Il est temps de mettre en place les mesures arrêtées par le Forum national du dialogue pour aller à l’élection présidentielle », a estimé Abdelaziz Rahabi dans une interview à Radio France internationale (RFI). Pour le coordinateur de l’instance de gestion du forum, «seules les élections peuvent donner de l’expression réelle de la volonté populaire. Ce n’est pas un accord politique qui va refléter la volonté des Algériens», soulignant que le pays se trouve dans «un vide constitutionnel qui s’aggrave et l’impasse politique devient chaque jour plus grande». Partageant la même attitude, Ali Benflis n’a jamais caché son penchant pour un dialogue inclusif et à la tenue d’une élection présidentielle. Invité au forum El Hiwar, il y a quelques jours, le président du parti Talaie El Hourriyet a affirmé de nouveau, que le dialogue national est la solution pour dénouer la crise politique. Aussi, a-t-il invité l’ensemble des partis politiques à formuler des propositions pour élargir la plate-forme consensuelle adoptée dernièrement par des partis de l’opposition pour sortir de la crise et éviter le pourrissement.
«Oui au dialogue» clame à l’unisson le groupe de huit partis de l’opposition à savoir Talaie El Hourriyet de Ali Benflis, El Fadjr Al Jadid de Tahar Benbaibèche, El Adala de Abdellah Djaballah, Ennahda de Yazid Benaïcha, le MSP de Aberrezak Makri, le PLJ de Mohamed Saïd, Al Binaa de Abdelkader Bengrina et l’Ufds de Noureddine Bahbouh, ont salué l’appel au dialogue du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah. Le Front des forces socialistes (FFS) a également insisté, avant- hier, sur la nécessité d’instaurer un «vrai dialogue, inclusif et responsable» à même de permettre de consacrer la légitimité populaire et la construction de l’Etat de droit. Pour sa part, le Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) a affirmé, samedi dernier, par la voix de son coordonnateur, Abdelhafid Milat, que la solution constitutionnelle constituait le meilleur moyen de sortie de la crise politique que vit le pays. Intervenant lors d’une réunion ayant regroupé des parlementaires, des enseignants universitaires et des représentants d’organisations estudiantines et de la société civile, le responsable syndical a indiqué que l’élite universitaire «a élaboré une feuille de route pour engager un dialogue national efficace, susceptible de faire sortir le pays de cette conjoncture exceptionnelle qu’il traverse». Toutes ces positions qui ont comme socle une prédisposition au dialogue, laisse suffisamment d’optimisme pour envisager la possibilité d’un dialogue à court terme et par la même la concrétisation d’un compromis politique historique. Reste à trouver la clé, le déclic et le catalyseur qui enclencherait le mécanisme.
 

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