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Front social à Béjaïa

La tension monte d’un cran

Depuis mercredi dernier, les bureaux de poste sont fermés au nez des usagers. Il en était de même, hier, sur la Route nationale n°26. Rien ne va plus à Béjaïa.

Il n’est vraiment pas facile de vivre à Béjaïa. Chaque jour que Dieu fait, des turbulences voient le jour trouvant leur raison d’être dans de nombreuses insuffisances qui empoisonnent le cadre de vie des habitants.
Depuis mercredi dernier, de nombreux bureaux de poste sont fermés en raison du mouvement de grève observé par les travailleurs d’Algérie poste (AP), qui répondait à un appel à la grève illimitée d’une coordination, née en l’absence d’une section syndicale.
Les postiers réclament la prime de rendement individuel (PRI) et la prime de rendement collectif (PRC) promises par la direction générale depuis mars 2019.
Les postiers revendiquent aussi le bénéfice de deux journées de repos, à l’instar de leurs collègues du secteur bancaire. Les grévistes exigent également la révision du régime indemnitaire, annoncé en janvier 2017, sans qu’il se concrétise à ce jour. Les agents partis à la retraite ne sont pas remplacés donnant lieu à un manque flagrant d’effectif estiment les travailleurs d’Algérie poste. Comme pour coller à l’actualité et faire comme les travailleurs des autres secteurs, les postiers affichent leur adhésion et leur soutien au Hirak et se solidarisent avec les détenus, dont ils exigent «la libération immédiate et inconditionnelle». Depuis mercredi dernier, les citoyens détenteurs de comptes chèques postaux sont restés sans le sou. Hier, c’était la colère devant les bureaux de postes fermés et surtout des distributeurs automatiques qui n’étaient pas alimentés en billets. La même colère a été constatée hier sur la RN 26.
Les usagers ont été contraints, avec une énorme perte de temps, de faire de longs détours, périlleux, pour rejoindre la ville de Béjaïa. Les habitants d’Abadou, dans la commune de Timezrith ont décidé d’imposer leur diktat sur cet important axe routier pour exiger l’alimentation de leurs villages en électricité.
De nombreuses autres localités ont observé des grèves générales assez surprenantes pour provoquer la colère de certains habitants qui, venus le matin, n’ont trouvé ni pain ni lait encore moins où prendre un café. C’était le cas à Tichy et à Akbou.
Une grève anarchique sans observation du service minimum ; le chaos s’installe peu à peu à Béjaïa et ce n’est pas pour faire plaisir à certains qui commencent déjà à avertir sur le risque de cette manière de faire et réclament plus d’organisation afin d’assurer un minimum de service à tous les niveaux. La cas d’Algérie poste est assez illustratif pour penser déjà à une meilleure organisation, sauf à prendre le risque de provoquer des contre-offensives et ce n’est pas à écarter.

De Quoi j'me Mêle

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