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Conseil des ministres : Start-up en Algérie

La quête d’un meilleur environnement

La culture du paiement en ligne et le développement du e-commerce se sont heurtés à une résistance qui a eu raison de tous les efforts déployés pour faire de ce secteur un vecteur de croissance important.

Contenu dans les orientations du président de la République, le secteur de l’économie digitale et l’essor des start-up sont appelés à connaître une nouvelle dynamique avec la promesse de bénéficier d’un ministère et d’une politique de déploiement des incubateurs. Il faut dire que le secteur a eu à se développer sans réel concours de l’Etat, du fait que par définition, les start-up qui sont des microentreprises qui activent essentiellement grâce au numérique et au réseau Internet, souffrent au demeurant, d’une absence cruelle d’écosystème adéquat à leur développement. En dépit des efforts consentis par les pouvoirs publics pour la promotion du secteur, tels que le mégaprojet, «Alger Smart City», les actions des deux incubateurs, celui de la nouvelle ville de Sidi Abdellah et de l’Ustbh, et ceux du secteur privé, l’aboutissement à une synergie qui reflète l ‘essor du marché des solutions digitales, peine à émerger, alors que les projets existent, mais faute de plan de charges et de commandes pérennes, il sont voués à la stagnation, et ne peuvent se transformer en sociétés innovantes. Cela étant, des services en ligne, dans le domaine du transport, tels que «Yassir», ou dans le tourisme, comme le cas de l’application «nbatou» qui offrent des possibilités rapides et moins coûteuses aux citoyens, ont réussi à se frayer un chemin dans le domaine des services, mais ne constituent pas un impact important sur l’économie nationale, et ne se profilent pas encore comme une alternative à la dépendance aux hydrocarbures.
Par ailleurs, la culture du paiement en ligne et le développement du e-commerce se sont heurtés à une résistance qui a eu raison de tous les efforts déployés pour faire de ce secteur un vecteur de croissance important, et un pôle de proposition et de solutions dans la vie quotidienne des citoyens et des entreprises. Et pour cause, en plus d’une majorité de commerçants, qui n’accepte pas ce mode de paiement et refuse de se doter de TPE (terminal de paiement électronique), les administrations publiques, hormis les grands facturiers, tels que la Cnas, la CNR et la Casnos, ne sont pas arrivées à intégrer cette pratique.
A cet effet, il est prévu dans la loi de finances 2020 d’alléger les charges fiscales, et de faciliter l’accès au foncier pour les porteurs de projets dans le domaine du digital, dans le but d’inciter un plus grand nombre de jeunes à investir dans ce créneau, qui sera prochainement doté d’une banque qui accompagnera les start-up dans leurs phase de création et d’investissement, de façon à donner un nouveau souffle au secteur et garantir des retombées positives sur la relance économique.
En somme, devant l’intérêt indiscutable que porte le gouvernement Tebboune à l’efficacité des start-up, pour la reconstruction de nouvelles bases d’une économie portée sur le savoir scientifique, les nouvelles technologies et le facteur humain, les porteurs de projets, et les acteurs de ce secteur, n’espèrent pas moins, de voir les grandes administrations et les donneurs d’ordres , déléguer leurs problèmes techniques au profit de start-up, pour y confier un plan de charge qui assurerait le passage du stade d’idée à celui de pratique et service, appelé à se développer au rythme des besoins du marché. Des dispositions qui risquent d’acter une redistribution des chances pour les jeunes investisseurs et ouvrir des horizons jusque-là accablés par l’absence d’un vision économique, les affres de la bureaucratie, et sacrifiés par une gouvernance essentiellement basée sur les effet, de la rente pétrolière.

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