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Risque de mort avant 65 ans des nord-africains nés en France

La précision du professeur Nibouche

Le chef de service de cardiologie à l’hôpital Nafissa-Hamoud estime que le côté génétique dans cette évaluation n’a pas été étudié.

Dans son édition du 27 juin 2019, le quotidien français Le Parisien note, que « les hommes nés en France de parents originaires d’Afrique du Nord connaissent une «importante surmortalité», selon une étude de l’Institut national d’études démographiques (Ined), [...] qui reste vague sur les causes de ce phénomène ».
Le journal observe : « Alors que la probabilité estimée de décès entre 18 et 65 ans s’élève à 162 pour 1000 pour les hommes de la population «de référence», elle est 1,7 fois plus élevée pour les hommes nés en France de deux parents immigrés d’Afrique du Nord (Algérie, Maroc et Tunisie), soit 276 pour 1000 ».
« En revanche, elle est plus faible pour ceux de la deuxième génération d’origine sud-européenne (Portugal, Italie et Espagne), à 106 pour 1000, ainsi que pour les hommes immigrés de première génération toutes origines confondues », poursuit le quotidien.
Le Parisien ajoute que « les résultats concernant les femmes ne relèvent pas de «différences statistiquement significatives», précise l’étude. Pas de surmortalité significative constatée non plus pour les hommes nés en France dont un seul parent a immigré d’Afrique du Nord ». Les chercheurs écrivent : «Les résultats suggèrent que cette surmortalité ne s’explique pas simplement par les différences de niveau d’éducation, mais par un ensemble de désavantages, notamment sur le marché du travail et sur le niveau des revenus », évoquant une « dimension de santé publique importante et inconnue jusqu’ici».
Le journal relève ainsi que « la discrimination» sur le marché du travail, qui est «plus répandue» parmi la deuxième génération, peut se traduire par une «détérioration du fonctionnement psychosocial» et par un «impact négatif sur la santé», expliquent les chercheurs de l’Ined, qui ont précisé qu’il a été «difficile de travailler sur le sujet à cause du manque de données».
Le Parisien ajoute que « selon l’étude, la première du genre en France, «il est peu probable que la différence d’accès aux soins de santé soit un élément important car les études n’ont montré aucune différence dans l’utilisation des soins entre les groupes étudiés». Le quotidien indique enfin que « malgré le manque de données, les chercheurs évoquent le rôle « du tabagisme et de l’alcool» comme « déterminants immédiats », précisant que « les chercheurs ont utilisé un échantillon de 380 000 personnes âgées en 1999 de 18 ans et plus et ont exploité des registres de décès jusqu’en 2010 ». S’exprimant sur ce sujet, le professeur Djamel Eddine Nibouche, chef de service de cardiologie à l’hôpital Nafissa-Hamoud (ex-Parnet-Alger), estime que « le côté génétique dans cette évaluation n’a pas été étudié. Je pense réellement que cette information est explosive et réconforte franchement les constatations que j’ai déjà évoquées, à savoir que cette problématique de mortalité est liée principalement aux maladies cardio-vasculaires. Après l’indépendance, on a bien vu qu’avec le développement réel du niveau de vie et un meilleur accès aux soins, on a assisté à partir des années 90, en Afrique du Nord, à une véritable épidémie de ces maladies occasionnant un nombre de décès important. Je pense que le Nord-Africain a un potentiel génétique différent de l’Européen l’exposant plus au risque de maladies cardiovasculaires et de là à une mortalité plus élevée lorsqu’il est mis dans les mêmes conditions de vie que l’Européen. Je pense donc que le côté génétique est bien réel » a affirmé le professeur Nibouche.

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