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Ahmed Gaïd Salah compare la présidentielle au déclenchement de la guerre de Libération

La nouvelle révolution algérienne

«Si Novembre avait auguré de la libération du pays (…)Décembre aura l’honneur de parachever la construction de l’Etat de droit.»

Face à l’adversité, les Algériens ont toujours trouvé la force dans leur patriotisme pour sortir vainqueurs de toutes les épreuves que le peuple a traversées. Né justement dans la contrainte d’un colonialisme féroce, ce patriotisme a permis à la société de vaincre des démons tout aussi redoutables. Ne dit-on pas à travers la planète que l’Algérie est le seul pays à avoir définitivement vaincu le terrorisme islamiste ? Ce n’est pas là un propos qu’on se sert mutuellement pour se donner du courage. C’est une vérité. Et c’est ce peuple avec son armée, au prix d’immenses sacrifices et fort d’un patriotisme sans faille, que les groupes terroristes, réputés les plus sauvages, ont été décimés. C’est également par le patriotisme que les Algériens ont dépassé d’autres crises majeures. Et ils sont encore là. Et à chaque entrave, le peuple se renforce et son armée grandit. Les militaires, dont les ancêtres sont des militants de l’indépendance et leur principal allié durant les années 90 était le peuple, avec ses médecins, ingénieurs, intellectuels… Tout le monde a versé son sang pour la patrie. C’est dire que contrairement à beaucoup d’autres expériences historiques, celle de l’Algérie demeure unique et l’armée en sait quelque chose. «Ce peuple dont nous sommes issus, que nous connaissons parfaitement et estimons à sa juste valeur, a constamment su comment faire face à toutes les adversités, aussi grandes qu’elles soient, grâce à son dévouement et sa fidélité à ses principes nationalistes et ses valeurs ancestrales», confirme Ahmed Gaïd Salah. C’est clair comme de l’eau de roche : l’armée n’est pas une «portion» d’un quelconque système. Elle fait partie intégrante du peuple, dont elle est indissociable. Dans la crise que le pays traverse présentement, l’institution militaire, «a adopté une stratégie clairvoyante et judicieuse et s’est attelée à la mettre en œuvre par étapes, en parfaite harmonie avec les revendications et les attentes de ce vaillant peuple», note le chef d’état-major, comme pour signifier aux Algériens d’abord que la sauvegarde des intérêts de la nation est essentiellement une affaire de stratégie et de méthode, surtout lorsque l’objectif final est de sauvegarder l’Etat et le peuple. Les Algériens ont connu d’autres crises et l’armée en a appris. Les militaires qui ont traversé les années 90 en ressentant les mêmes douleurs que le reste de la population, agissent en conséquence. Les Algériens de leur côté l’ont bien compris et répondent déjà à l’appel de la nation. «Le Haut commandement de l’Armée nationale populaire, s’honore, aujourd’hui et chaque jour, d’accompagner, en étant pleinement conscient du sens des incommensurables sacrifices qu’ont consentis nos ancêtres afin de façonner l’histoire nationale glorieuse de l’Algérie, qui constitue le phare qui guide les plus dévoués de ses enfants», affirme le chef d’état-major dans son allocution. Cela pour souligner que l’armée qui retient les leçon de l’histoire ne saurait être un corps de répression. Elle agit en protecteur depuis l’avènement du Mouvement populaire. Une protection qui se veut intelligente et surtout profondément patriotique. Il n’est pas question de céder au chant des sirènes. Pragmatique, l’armée déploie un plan de sortie de crise qui met le pays à l’abri des ingérences. Il faut que ce soit les Algériens et eux seuls qui trouveront la solution à leur problème. «Et c’est là que réside l’importance de la prochaine échéance électorale», indique à juste titre le chef d’état-major de l’ANP. La présidentielle « représente en réalité un parachèvement irrévocable du parcours du 1er novembre 1954», annonce Ahmed Gaïd Salah. La référence est d’autant plus significative que le général de corps d’armée ne peut être que conscient de la lourdeur de son propos. «Si Novembre avait auguré de la libération du pays de l’abomination du colonialisme français abject, Décembre aura l’honneur de parachever la construction de l’Etat de droit conformément aux principes de la Déclaration du 1er Novembre.» L’instant est donc historique et l’institution militaire entend en faire un grand moment de communion citoyenne. On aura déduit que l’action de l’ANP consiste à «permettre au peuple algérien d’exercer ses droits constitutionnels et légitimes qu’il a revendiqués depuis le début des marches populaires». C’est une finalité que le chef d’état-major compare au combat libérateur de novembre…

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