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Alger

La marche continue...

Pour ce 21e vendredi consécutif de manifestation pacifique, un tsunami humain a défilé, hier, dans la capitale. Alger n’est plus blanche, mais noire de monde. Hier encore, des centaines de milliers de citoyens sont sortis manifester et crier leur colère et leur refus catégorique des propositions du gouvernement Bedoui, illégitime, à leurs yeux. Une affluence record, depuis l’avènement du 22 février 2019.
En début de journée, vers 11 h du matin, la foule, massive, regroupée enthousiaste et défilait dans le centre de la capitale, sous un soleil de plomb, les manifestants chantaient des airs anti- pouvoir en brandissant des drapeaux. Au rythme de « Djazair houra dimokratia », a commencé la grandiose manifestation. Gigantesque mobilisation. Impressionnant! Les Algériens ont été encore au rendez-vous, plus nombreux que les fois précédentes à répondre à l’appel du «devoir ». Rien ni personne ne peut les arrêter. Déterminés et engagés plus que jamais, les jeunes du Hirak, rencontrés hier, au centre de la capitale, nous ont affirmé qu’ils ne s’arrêteront pas jusqu’à la satisfaction de leurs revendications, dont le départ immédiat du pouvoir en place reste la principale revendication ! La mobilisation était d’une grande ampleur, elle semblait plus importante que celle du 5 juillet dernier. Les manifestants ont déployé une banderole d’une centaine de mètres dans laquelle ils revendiquaient un «Etat civil», les messages envoyés sont clairs et n’ont besoin d’aucune lecture spéciale ! «Ces manifestations ont pour but de mettre la pression sur le gouvernement et leur dire qu’ils sont illégitimes, à nos yeux », a indiqué Hakim. B, commerçant et père de deux enfants. Pour lui, « pas de dialogue avec les symboles du pouvoir ». Au centre-ville, le mot d’ordre est « pas de dialogue avec le reste de la mafia », «Etat civil et non militaire », «Vive l’Algérie», «pas de vote», et pleins d’autres slogans hostiles au pouvoir.
D’un autre côté, les manifestants ont été surpris de constater qu’il y avait de l’huile de moteur sur les poteaux électriques et autour des stations de métro pour empêcher les manifestants de s’asseoir dessus ou de monter accrocher des drapeaux. « Celui qui a eu cette idée est vraiment quelqu’un qui n’a rien compris. Nous sommes arrivés à un point de non-retour et rien ne peut nous faire peur, alors ajouter de l’huile n’est sûrement pas une bonne idée », lance un jeune avec un air moqueur, invitant ces derniers d’apprendre des idées innovantes des jeunes du Hirak. S’agissant du dispositif sécuritaire, rien de surprenant, Alger était quadrillée de partout, hier. Encore, et pour la énième fois, Alger se voyait en bleu. Un impressionnant dispositif de sécurité a été déployé pour ce 21e vendredi. Sans aucune exagération, tous les axes au centre de la capitale ont été fermés. La Grande Poste était quasiment impossible. Alger était littéralement squattée par les casques bleus. Les grands boulevards de la capitale ont tous été bloqués par des camions stationnés pour interdire le passage aux manifestants.

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