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Non à l’ingérence étrangère, l’intérêt du pays au-dessus de tout

La devise Algérienne

Bouregaâ a vu le danger d’une ingérence étrangère et sait combien l’affaissement économique et social du pays peut conduire à des troubles potentiels.

A moins de deux mois du rendez-vous électoral, les signes d’un essoufflement économique et d’un embrasement social se font jour. Les tentations d’ingérence étant aux portes, seul le retour à la légalité constitutionnelle est à même d’éloigner le danger. Tout le reste n’est que détails conjoncturels qui disparaîtront avec la disparition de l’instabilité actuelle. Et pour cause, le jour où le pays aura un président à sa tête, quelle que soit son obédience, il aura les moyens légaux de relancer l’économie et défendre la souveraineté de la nation.
Il est grand temps de passer à une autre phase historique. On ne peut pas éternellement vivre dans une séquence qui a vu l’Algérie vivre au rythme des manifestations populaires qui avaient séduit la planète.
Les Algériens ont su démontrer leur cohésion, leur force tranquille et leur grande maturité. En moins d’un mois et demi de manifestations hebdomadaires et de détermination, ils ont fermé la parenthèse du régime Bouteflika. La majorité du peuple a souverainement décidé de mettre un terme au 4e mandat de l’ancien président. L’idéal aurait été que le peuple exprime son choix par la voie de l’urne, mais tout le monde sentait, à l’époque déjà, l’odeur de la révolution.
Après le 2 avril, le pays a «objectivement» basculé dans la marge de la légalité constitutionnelle. Les Algériens ne se sentaient pas véritablement en confiance pour revenir dans le giron d’une Constitution avant d’y voir clair. Ils ont volontairement manqué le rendez-vous «constitutionnel» du 4 juillet. Ils l’ont décidé quasi unanimement. Les vendredis de mobilisation le disaient avec une détermination telle que les candidats potentiels y ont vu un «ordre». Mais pour souveraine qu’était la décision des Algériens, elle n’en a pas moins fragilisé l’Etat et le pays. Le tumulte, qui a suivi l’échec de la présidentielle du 4 juillet, a embrouillé toute visibilité de la scène politique, de sorte que l’initiative qui a émergé et amené l’organisation d’un scrutin présidentiel au 12 décembre prochain a été chahuté par des cercles de professionnels de la politique.
Ces derniers tentent de pousser l’opinion nationale à faire une marche arrière et s’arrêter sur des détails au détriment de l’essentiel, à savoir sortir de la situation de grande fragilité que traverse le pays. Il faut savoir qu’après plus de 7 mois de crise, la situation économique est des plus catastrophiques, avec en plus, des prix du pétrole en baisse. Les conséquences sociales de cet état de fait commencent à se faire sentir et l’on n’est pas très loin d’une récession, avec ce que cela suppose comme impact négatif sur le niveau de vie général des Algériens. A ce danger imminent, certains discours ouvrent grandes les portes à des ONG et autres officines étrangères qui tentent déjà de trouver la brèche pour se mêler des affaires intérieures du pays. il va de soi que la dégradation de la situation socio-économique facilite la tâche aux tenants de l’ingérence.
Aujourd’hui, il semble que des politiques tentent de détourner les Algériens de la priorité de l’heure, qui n’est autre que celle de revenir à la légalité constitutionnelle pour éviter un effondrement généralisé de la République. Cette priorité, beaucoup d’Algériens l’ont bel et bien vue. Et dans le lot des citoyens visionnaires craignant que les détails puissent nous faire oublier l’essentiel, on compte Lakhdar Bouregaâ qui, du fond de sa prison, insiste sur la sauvegarde de la nation. Ce grand militant ne s’est pas intéressé à ses conditions et celles des autres détenus. Il sait que sans un Etat debout et fort, l’Algérie sera ouverte à tous les vents. Il a assumé son devoir de patriote et mis l’Algérie au-dessus de toute autre considération. Il n’a fait aucun contrat avec quiconque. Le pays d’abord, a-t-il dit en substance dans son courrier aux Algériens. En cela la lettre de Bouregaâ définit clairement la priorité de l’heure, à savoir de ne pas se laisser entraîner par des batailles qui n’ont pas de sens, au moment où la grande bataille qui attend les Algériens crève les yeux, tellement elle est évidente.
Le vieux militant a vu le danger d’une ingérence étrangère et sait combien l’affaissement économique et social du pays peut conduire à des troubles potentiels. Et dans un pays sans président, ce genre de situations sont ingérables. Cela conduit à un chaos indescriptible. Les divergences d’opinion, les actions judiciaires, les peines d’emprisonnement sont certes, pénibles à vivre, mais qu’importent ces désagréments conjoncturels devant la sauvegarde de la nation.

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