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Les spécialistes tirent la sonnette d’alarme

La cocaïne envahit nos villes !

Nous étions considérés comme un pays de transition du kif, là nous passons à un stade supérieur : commercialisation et consommation.

Alarmant. Les saisies fréquentes et répétées de la cocaïne sont très inquiétantes. Pour les sociologues, les médecins, les services de sécurité et magistrats, la situation est très alarmante. L’alerte est en rouge.
La raison ? il s’agit malheureusement d’un constat sans appel : l’introduction de drogue dure dans notre pays prend de l’ampleur.
Les observateurs sont unanimes. Nous étions considérés comme un pays de transition de kif, là nous passons à un stade supérieur : commercialisation et consommation. Alger est devenue le nid des drogues, y compris la plus dure. Cette situation se confirme à travers les saisies opérées par les différents services de sécurité. Contacté par nos soins un procureur général nous indique sous le couvert de l’anonymat que les narcotrafiquants de nationalités algérienne et africaine introduisent en Algérie les drogues dures à travers la filière africaine. Selon le magistrat, la cocaïne, traverse le désert avant d’arriver au nord, pas pour la transition, mais pour la consommation locale. Cette drogue de riche dont la dose coûte de 10.000 à 14.000 DA le gramme, est disponible sur le marché algérien comme toute autre marchandise. «Nous étions un pays de consommation de cannabis et de transit de cocaïne. Depuis les 3 dernières années, nous sommes passés de pays de transit à un pays de consommateurs», révèle le magistrat tout en expliquant que les petites quantités saisies sont logiquement destinées à la consommation nationale. Il précise dans ce même contexte, qu’elle est généralement introduite chez nous à travers la filière africaine. «Si le cannabis est introduit en Algérie par la frontière ouest, la cocaïne est introduite généralement par la frontière sud. Cette drogue dure est introduite par les migrants clandestins aussi», ajoute-t-il. Par ailleurs et dans ce même chapitre, le magistrat nous explique que la loi 04-18 concernant la prévention de la drogue et des psychotropes, modifiée en 2005 réglemente ce domaine qui a pris des proportions alarmantes depuis surtout une décennie. A présent, le poids du trafic de stupéfiants est effrayant. D’autre part, un officier supérieur nous dévoile que les services de sécurité œuvrent pour démanteler les réseaux internationaux de convoyeurs de cocaïne et d’héroïne. On rappelle en outre, que depuis le mois de juillet dernier des réseaux de trafic de drogue dure ont été démantelés et d’énormes quantités de drogue dure ont été saisies. «La lutte continue et les barons de la drogue tombent un à un. Des réseaux criminels dont des individus de nationalité étrangère impliqués dans des affaires liées au trafic de drogue tombent. Ces réseaux sont démantelés par les éléments de la police judiciaire et les éléments de la Gendarmerie nationale», indique le même responsable. Pas plus tard, qu’avant-hier, 50 kg de kif traité ont été saisis à Tlemcen par des garde-frontières et des éléments de la Gendarmerie nationale, avait indiqué le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. Celui-ci précise que dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la criminalité organisée, un détachement de l’Armée nationale populaire en coordination avec des éléments de la Gendarmerie nationale a intercepté, le 15 septembre à Tiaret/2eRM, deux narcotrafiquants en leur possession 273 grammes de cocaïne. Et ce n’est pas tout, puisque les saisies opérées ces derniers mois, ne concernent plus le cannabis, mais de la «drogue dure» ! Concernant le cannabis, l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (Onudc)a souligné dans son dernier rapport que le Maroc est l’un des principaux producteurs de la résine de cannabis en Afrique et fournisseur de cette drogue pour l’Europe. A présent nos deux frontières Ouest et Sud sont à l’origine de ce trafic illicite… Il est important de rappeler, que l’affaire de la saisie des 701 kg de cocaïne, en mai dernier, avait secoué l’Etat algérien. Elle reste jusqu’à présent l’un des plus grands scandales de trafic illicite de drogue dure, d’autant plus qu’elle implique de hauts responsables...

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