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Les partis et le parlement totalement absents

La classe politique vitrifiée

Le marasme qui frappe la classe politique est traduit par la prestation des plus mièvres de l’action parlementaire qui s’est murée dans un silence ahurissant et elle s’est terrée dans son monde fait de rente et de médiocrité des plus sidérales.

La classe politique ne sait plus à quel saint se vouer. Une classe blottie dans une posture des plus ahurissantes. L'action parlementaire est quasi absente, hormis quelques semblants d'«actions» strictement classiques et qui rentrent dans un processus ordinaire, voire routinier d'une chambre qui a été estampillée du sceau de «chambre d'enregistrement».
Une chambre basse et des députés hérités de l'ancien régime honni par le peuple n'arrivent pas à assurer un saut qualitatif dans la perspective de rompre avec les pratiques précédentes et assumer pleinement leur rôle en leur qualité de pouvoir législatif dont le travail d'enquête et de terrain doit être le leitmotiv de leur raison d'être. La pandémie de coronavirus qui fait bouger tous les politiques du monde, n'a pas pu déboulonner nos députés et les faire réagir en retroussant les manches pour suivre de près ce que les citoyens endurent comme dépassements, bavures et pratiques de la part des pouvoirs publics au niveau des wilayas et autres instances administratives et autres structures à caractère socio-économique.
La rente politique et le réflexe de l'allégeance se sont substitués aux normes connues de par le monde, à savoir la prestation et le travail en direction de la société en se rapprochant de ses préoccupations et ses attentes qui sont énormes surtout avec la crise sanitaire majeure qui a frappé de plein fouet la situation socio-économique des citoyens qui sont empêtrés dans une spirale infernale, mais aussi les entreprises qui font face à une crise structurelle des plus drastiques.
Les partis politiques qui sont les pourvoyeurs en députés n'ont pas cette ingéniosité et cette perspicacité de faire d'une situation de crise comme celle de la pandémie de Covid-19 et ses retombées sur la vie sociale et économique un moyen pour se réhabiliter et renouer avec une pratique politique et une dynamique qui apporteront leur lot de solutions et de propositions susceptibles d'apaiser la situation, pour ne pas dire endiguer les crises et alerter sur des pratiques ou des comportements qui ne reflètent pas l'essentiel des défis que les pouvoirs publics doivent relever.
Le marasme qui frappe la classe politique est traduit par la prestation des plus mièvres de l'action parlementaire qui s'est murée dans un silence ahurissant et elle s'est terrée dans son monde fait de rente et de médiocrité des plus sidérales.
Que font les députés face à la crise sanitaire majeure? Ont-ils conçu une démarche en leur qualité de «représentants» du peuple dans le but d'apporter une contribution ne serait-ce que symbolique et montrer leur attachement à leur peuple qui se débat dans un engrenage des plus délicats?
L'absence et la non-présence des députés dans la vie réelle des citoyens lambda qui font face à une épreuve douloureuse dans un contexte d'une pandémie des plus ravageuses, mon-trent que ces députés sont le produit d'un mécanisme politique fondé sur l'allégeance et la logique des quotas érigée en un sport national par l'ancien régime qui se plaisait à faire de la chambre basse une espèce de structure vaudevillesque et funambulesque.
La crise que le pays est en train de vivre et à y faire face est une occasion pour tirer des leçons et des enseignements par rapport à des questions cruciales à l'image de la représentativité et l'action de ceux qui sont payés par l'argent du peuple sans pour autant que la prestation suive et soit corroborée par des résultats probants et concrets.
Il est temps de s'intéresser au rôle des députés et réfléchir y compris sur cette immunité parlementaire qui est devenue un véritable sésame pour se permettre des «actions» outre que ce que la loi organique prévoit en termes de champ d'intervention du député et de son mandat.
Il faut tirer la sonnette d'alarme et revoir de fond en comble l'approche qui régente l'action parlementaire et aussi la démarche qui encadre la classe politique qui verse dans une rente politique et la médiocrité des plus sidérantes.
L'après-corona est aussi ce sursaut qui touchera ces structures vieillottes et en déphasage avec la nouvelle réalité qui caractérise le pays et les enjeux d'un changement qui est devenu un choix irréversible.

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