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Feux de forêt et accidents à Béjaïa

La canicule fait des dégâts

La canicule qui sévit depuis quelques jours à Béjaïa n’a pas été sans conséquences sur les vies humaines et l’espace végétal de la wilaya.

Les différents bilans dressés par les services concernés attestent d’une situation chaotique qui trouve sa raison d’être dans le manque de vigilance des citoyens tant pour les départs de feux que pour les accidents de la circulation.
Plus de 120 hectares du massif forestier sont partis en fumée en une semaine. Si certains foyers ont été vite maîtrisés pas les éléments de la Protection civile, d’autres sont restés actifs jusqu’à épuisement des broussailles et autres arbres en raison du manque de moyens, notamment les accès. Ces dernières 72 heures ont vu une dizaine de départs de feux, qui ont engendré plus de 120 hectares du massif forestier partis en fumée, dont 80 hectares à Tamokra, 45 hectares à Kherrata. D’autres communes ont vécu au rythme d’incendies de forêt. Chellata, Amizour, Adekar, Aokas... pour ne citer que celles-là ont connu d’importants départs de feux, par la suite maîtrisés et éteints à la faveur des interventions des agents de la Protection civile et ceux des forêts secondés par les citoyens, qui, par tradition, ne manquent pas de se mobiliser dans pareille conjoncture. La région de Tamokra reste la plus touchée avec des dégâts qui s’élèvent à 80 hectares de la forêt Taourirt, ravagés par les feux dont l’origine, selon les services de la Conservation des forêts de la wilaya de Béjaïa, est le facteur humain. Vu l’ampleur du feu, il a été fait appel à la brigade mobile dont a bénéficié la wilaya de Béjaïa récemment.
Ces feux de forêt ont engendré une chaleur suffocante si bien que tous les déplacements sur les routes étaient périlleux. Selon un bilan établi par les services de la Gendarmerie nationale, 32 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année en cours sur les routes de la wilaya et 184 autres blessés des suites de 84 accidents de circulation ont enregistrés durant la même période. Là aussi, le facteur humain se distingue à travers notamment l’excès de vitesse, les manœuvres dangereuses qui ont endeuillé des familles.
En attendant un bilan plus exhaustif de la Protection civile, des cas d’asphyxie et de malaise sont enregistrés dans différentes structures sanitaires de la wilaya. En effet, la hausse importante de la température, ajoutée aux coupures récurrentes du courant électrique, privant les habitants de moyens d’amélioration de leurs conditions ont entraîné des malaises, notamment chez les personnes âgées et les malades chroniques.
Béjaïa, dont les conditions d’hygiène laissent à désirer, pleure sur son sort. Les populations pointent d’un doigt accusateur les élus locaux qualifiés d’«irresponsables» et «peu prévoyants».
Des réactions se multiplient par conséquent pour se traduire par des actions musclées comme à Akbou, où les habitants d’un quartier n’ont pas trouvé mieux que de transférer leurs déchets ménagers non évacués depuis plusieurs jours vers le siège communal pour les entasser devant la porte d’entrée de l’édile communal. Une manière pour ces citoyens de lui rappeler ses obligations à l’égard des habitants qui l’ont élu.

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