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Récurrentes coupures de courant à Tichy

L’indignation générale

est-ce possible de faire du tourisme lorsqu’à tout moment le courant électrique peut faire défaut ?

Il ne fait pas bon vivre à Tichy, une coquette ville balnéaire de la région Est de Béjaïa. Que ce soit durant la fête de l’Aïd ou pendant toute la saison estivale, le quotidien des habitants, commerçants et estivants reste empesté par les sempiternelles coupures d’électricité avec tout ce qu’elles engendrent comme inconséquences et dégâts. Le document adressé à la direction de la sonelgaz témoigne à lui seul d’un ras-le-bol généralisé. « Nous, Tichissois , commerçants, artisans et citoyens sommes totalement désorientés , frustrés, désabusés par Sonelgaz, de Béjaïa qui ne cesse à longueur d’été et de toute l’année de se spécialiser dans les coupures d’électricité quotidiennes et souvent multi-quotidiennes », écrivent-ils non sans souligner que « l’attitude terrorisante ne peut trouver ni justification ni excuse », avant d’estimer que « les dégâts sont énormes pour les foyers, les commerces et les hôtels ». « On jurerait qu’une chasse aux estivants est l’unique objectif de la SDE ex-Sonelgaz Tichy », concluent-ils en relevant ce paradoxe qui fait qu’en parallèle « cette société lance en toute fierté son ambition d’exporter hors nos frontières de l’énergie électrique ! Quel miraculeux management ». L’affaire des coupures de courant électrique n’est pas propre à la ville de Tichy. Bien au contraire, on en a fait le sujet de tous les débats un peu partout dans la wilaya de Béjaïa démontrant par la même occasion la vétusté du réseau de distribution, mais également une gestion chaotique de cette énergie, devenue indispensable pour le commun des mortels. Plus particulièrement à Tichy, les coupures de courant tout comme les chutes de tension sont monnaie courante. Alors que le bon sens voudrait qu’on y accorde encore plus d’attention en raison de la forte présence des estivants et surtout de la périodicité qui permet aux habitants et opérateurs économiques d’arrondir leurs fins de mois, à Tichy comme partout ailleurs on se contente d’un « bricolage » que d’aucuns jugent « malintentionné » et assimile « à une volonté de saborder la saison estivale ». « Comment voulez-vous qu’on assure une bonne prestation à nos clients lorsque sans aucun avertissement le courant s’interrompe de jour comme de nuit », s’indigne ce prestataire de service, dont même le groupe électrogène acquis pour parer à ces sempiternelles coupures est endommagé dans ce système de démarrage sollicité plusieurs fois par jour et nuit. Il faut avoir les nerfs d’acier pour vivre ou exploiter un commerce à Tichy et ailleurs. Ce problème récurrent va jusqu’à faire oublier d’autres incommodités nées de la préparation approximative de la saison estivale. Le bricolage continue et ce ne seront pas les « faux » chiffres d’estivants, annoncés tambour battant qui vont contredire cette réalité amère dans une ville qui, si le nom attire bien des touristes, la réalité du terrain fait fuir au quart de tour. Nous avons rencontré des touristes sur le point de quitter les lieux. « On n’a même pas eu le temps de chauffer nos lits », ironise cette dame venue de Constantine. Bien qu’informée de ces inconséquences, elle espérait découvrir une amélioration. Elle avait même envisagé de célébrer la fête de l’Aïd sur place. Hélas, ce ne fut pas le cas. Le soir même elle perdit tout espoir suite à une longue coupure survenue la veille de l’Aïd. Des centaines d’autres touristes ont dû se résoudre à la même décision. Ainsi va le tourisme à Tichy et plus largement à Béjaïa 

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