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Aïn Témouchent

L’ex-directeur des Domaines écope de 18 mois de prison ferme

L’avocat général a requis la peine de 5 années de prison ferme assortie d’une amende de 500 000 DA.

Les justiciers du tribunal de Siga, Aïn Témouchent, n’ont pas trop tardé à prononcer leur verdict en condamnant jeudi, l’ex-directeur des Domaines de la wilaya à 18 mois de prison ferme assortie d’une amende de 200000 DA. La même sentence a été prononcée contre son complice, un entrepreneur répondant aux initiales de L.L. En traitant cette affaire, les juges ont tout bonnement abordé le volet lié à la corruption impliquant les deux individus dont principalement l’ex-directeur qui a fait l’objet de poursuites judiciaires pour abus de fonction, octroi d’avantages injustifiés à autrui, en l’occurrence son complice, l’entrepreneur.
Dans son plaidoyer, l’avocat général a requis la peine de 5 années de prison ferme assortie d’une amende de 500000 DA contre les deux mis en cause. Les justiciers ont donc entamé le démantèlement de la «République du mensonge» et du «favoritisme », ou encore la délinquance régissant la gestion de l’administration locale et des affaires de la cité. Dans cette affaire remontant au mois de juillet 2016, l’ex-directeur des Domaines a usé et abusé de son pouvoir en avantageant son acolyte l’entrepreneur aux dépens du reste des entrepreneurs, dont plusieurs ont monté leur projet dans le cadre des dispositifs de l’Agence nationale de soutien à l’emploi de jeunes, Ansej, et favoris aux projets d’Etat selon la réglementation.
Or, tout le contraire s’est produit grâce à la complicité de cet ex-directeur qui a fait mine d’occulter volontairement la réglementation en intervenant en personne dans le cadre d’une opération de vente aux enchères d’un lot de canalisations d’un projet de rénovation de 118 km du réseau d’alimentation en eau potable. La gabegie a été relevée avec force détails et de précisions par les enquêteurs lors des investigations et par les justiciers en quêté de la vérité lors du procès.
Le même entrepreneur s’est taillé tous les projets, lancés en ce sens, à travers plusieurs communes composant le territoire de la wilaya de Aïn Témouchent.
Autrement dit, les canalisations souterraines ont été jugées vétustes er inappropriées à l’utilisation, d’où la nécessité de leur vente aux enchères. Cette opération, régissant ce domaine, est soumise à une réglementation rigoureuse. Celle-ci n’a pas été observée aussi bien par l’ex-directeur que par son acolyte l’entrepreneur. Selon les faits consignés dans le document d’accusation, des procédures de vente aux enchères et les plis ont été signés pour être attribués à l’entrepreneur L. L., celui-ci ayant présenté deux offres aux noms des membres de sa famille, son frère et de son cousin.
L’attribution dudit marché leur a été amplement facilitée par l’ex-directeur étant donné que les trois offres ont été proches du prix initial de cette enchère. Or, la réglementation est explicite dans tous ses alinéas, toute opération rentrant dans ce cadre doit être ponctuée publique tandis que le montant du projet est à garder comme secret très confidentiel.
Dans un premier temps, cette affaire a charrié dans son sillage l’ex-directeur des Domaines de Aïn Témouchent et l’entrepreneur les citant comme accusés principaux et huit témoins dont le directeur des ressources en eau de la wilaya et sept fonctionnaires de la direction des Domaines de la wilaya. Est-ce un prélude vers la mis à plat de la corruption ? Rien n’indique le contraire tant que le grand « nettoyage» a commencé aussi bien par le haut qu’au niveau local. «C’est déjà un acquis », se réjouit-on.

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