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LES POSTULANTS À LA PRÉSIDENTIELLE PULLULENT

Inconscience et discours chimériques

Sans exagérer, plus de 95% n'ont ni programme réaliste ni la stature pour incarner la plus haute fonction d'un Etat.

Nous assistons pour l'élection présidentielle du 18 avril 2019 à une situation rocambolesque. Certains candidats sont-ils conscients qu'en ce mois de février 2019, par leurs discours désinvoltes, ils sont la risée du monde? Une révision législative s'impose en urgence pour crédibiliser une élection de cette importance. Nous sommes déjà 181 postulants à avoir retiré les formulaires et nous nous orientons vers 200, peut-être plus. Pourquoi pas 10 millions de candidatures à la candidature sur une population active de 11,5 millions? C'est le discrédit de la politique après 50 années d'indépendance où l'Algérie en 1962 avait de grands hommes politiques. Sans exagérer, plus de 95% n'ont ni programme réaliste, ni la stature pour incarner la plus haute fonction d'un Etat. Cela rejoint les dernières élections législatives où nous avons assisté à l'élection de coiffeuses et épiciers n'ayant même pas le CEP, n'ayant aucun parcours politique, mais qui ont été propulsés députés et devant étudier et voter des lois qui engagent l'avenir de toute une nation.

50 millions d'habitants en 2030
A la veille d'une échéance si cruciale pour le devenir du pays, le véritable débat est absent: comment réaliser l'alternance, comment améliorer la gouvernance, l'Etat de droit, l'indépendance de la justice, une lutte efficace contre la corruption et son soubassement le terrorisme bureaucratique ou la sphère informelle, des propositions concrètes pour la relance économique, les politique sectorielles s'adaptant à la quatrième révolution économique mondiale (digital-intelligence artificielle), la réforme urgente de l'école, la réforme de la politique étrangère et la fonction de nos ambassades de simples guichets administratifs, poser la problématique de la place de l'Algérie au sein des nouvelles mutations mondiales, notamment au sein du bassin méditerranéen et africain sans oublier la place de l'ANP et des forces de sécurité dans un Etat de droit et face aux enjeux géostratégiques où l'Algérie avec plus de 5500 Km de frontières est menacé dans son intégrité.
Contrairement à certains discours qui se veulent rassurants, l'on va vers l'épuisement des ressources traditionnelles d'hydrocarbures à l'horizon 2030, devant poser nécessairement la problématique de la transition énergétique mondiale, au moment où la population atteindra 50 millions d'habitants.Soyons réalistes pour trouver les solutions adéquates. Les versements de traitements sans contreparties productives et les subventions généralisées sans ciblage, ne profitant pas toujours aux plus défavorisés. En ce mois de février 2019, l'Algérie a une économie productive très marginale: 97 à 98% des exportations relèvent des hydrocarbures bruts et semi-bruts et important 70 à 75% des besoins des entreprises publiques, privées dont le taux d'intégration est inférieur à 15%.

Recettes de Sonatrach
Ainsi, malgré toutes les mesures bureaucratiques, entre 2017-2018, la valeur des importations de biens auquel dépasse 45 milliards de dollars il faut ajouter entre 11 à 12 milliards de dollars de services alors que les recettes de Sonatrach (devant retirer 30% de charges pour avoir le profit net) pour un baril moyen de 70 dollars ne dépasseront pas 37 milliards de dollars et pour un bail de 60 dollars en moyenne 30 milliards de dollars. L'importance de la dépense publique qui tire la croissance et le niveau des réserves de changes qui a été inférieur à 80 milliards de dollars fin 2018, sont le fruit essentiellement des recettes des hydrocarbures. Comment fera l'Algérie pour s'insérer au sein d'une économie ouverte? Les firmes font des calculs précis et ne viendront en Algérie que si le taux de profit directeur est supérieur à la moyenne mondiale tenant compte des importants coûts de transaction en Algérie: bureaucratie, système financier inadapté, idem pour le système socio-éducatif sans compter l'épineux problème du foncier.
En résumé, pour paraphraser le langage militaire qui différencie tactiques et stratégie, l'objectif est d'insérer les tactiques au sein d'objectifs stratégiques précis. Or à écouter les discours de certains prétendants à la présidence de la République, on a l'impression que leurs objectifs sont uniquement la gestion de la rente.

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