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Sans maire depuis juin 2019

Grève à l’APC de Draâ Ben Khedda

Les prérogatives de cette administration étant très limitées, les problèmes n’ont pas cessé de s’accumuler depuis juin 2019.

Rien ne va plus à l’Assemblée populaire communale de Draâ Ben Khedda laquelle, pour rappel, est dépourvue de maire, depuis presqu’une année, suite à la crise qui a secoué cette assemblée élue. Une crise qui ne cesse de connaître des rebondissements et le plus grand perdant dans toute cette situation, n’est autre que le citoyen qui habite dans cette commune. Mais aussi les travailleurs de la mairie qui se débattent dans une multitude de problèmes, sans savoir à quel saint se vouer. La situation intenable que vit l’APC de Draâ Ben Khedda a poussé les travailleurs à observer carrément une grève.
Il s’agit d’un débrayage qui a été initié par la section du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique. Le débrayage en question a été suivi par la totalité des travailleurs de la mairie de Draâ Ben Khedda. Parmi les problèmes soulevés par les grévistes, on peut citer celui, inhérent aux agressions verbales voire physiques, dont sont victimes les employés de cette mairie quand ils sont en plein exercice de leurs fonctions. Un problème qui date de plusieurs années et qui n’a pas été réglé à ce jour, selon les travailleurs en question. Les concernés estiment qu’ils ne peuvent plus exercer leur profession dans un cadre aussi délétère où l’insécurité est devenue leur lot quotidien. Les protestataires parlent aussi d’un climat d’anarchie qui prévaut dans cette mairie à cause, notamment de l’absence d’un organigramme digne de ce nom, mais aussi d’un encadrement adéquat. La majorité des problèmes que vit cette mairie est bien entendu engendrée par l’absence d’un maire à la tête de l’Assemblée populaire communale. Pour rappel, le conflit corsé et inextricable qui opposait certains élus à cette APC à l’ex-maire a débouché en juin 2019, au remplacement du maire contesté par une administratrice désigné par le wali afin de gérer les affaires courantes.
Mais les prérogatives de cette administration étant très limitées, les problèmes n’ont pas cessé de s’accumuler depuis juin 2019. Ainsi, parmi les problèmes qui provoquent des situations de colère chez les citoyens, on peut citer celui du temps énorme, que prend la signature des documents administratifs et ceux de l’état civil délivrés par cette mairie. La tension entre travailleurs de la mairie et citoyens est grandissante à cause de ce retard. Il semblerait même, selon certains témoignages, que la situation ait dégénéré plus d’une fois jusqu’en arriver aux mains, voire aux armes blanches. Devant une telle situation, les travailleurs exigent tout simplement une protection policière tout comme cela se fait, notamment dans les sièges des daïras. « Nous demandons que soit installé un poste de police à l’intérieur de notre APC pour mettre un terme à ce climat de terreur que nous subissons au quotidien », ont exigé les protestataires.
En outre, le manque d’effectif se pose aussi dans cette mairie, car a-t-on appris, les travailleurs qui sont récemment partis en retraite n’ont pas été remplacés. Les protestataires ont précisé que si leurs problèmes ne sont pas pris en charge dans les meilleurs délais, ils n’hésiteront pas à passer d’une grève cyclique de trois jours par semaine à une grève illimitée.

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