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Annaba

Émotion et tristesse

Un élan de solidarité, jamais égalé à Annaba, reflétant l’immense fierté et l’affection que portent les Annabis à Ahmed Gaïd Salah.

Il faut dire que les Annabis se sont toujours distingués par un esprit de solidarité hors du commun lorsque le pays traverse une épreuve douloureuse. C'est le cas, depuis l'annonce du décès de cette personnalité nationale qui a voué sa vie au service de la patrie, depuis la Guerre de Libération nationale à la phase d'édification et d'établissement des fondements d'une nouvelle République, faisant preuve de sagesse et de clairvoyance, notamment lors des moments difficiles qu'a traversés le pays, en accompagnant le Hirak sans l'effusion d'une seule goutte de sang. En reconnaissance à la sagesse de ce grand homme, un registre de condoléances du défunt Ahmed Gaïd Salah a été ouvert au centre-ville de Annaba, au lendemain du décès de feu le général de corps d'armée. Une tente géante, de la dimension d'un chapiteau, a été installée sur la place du 1er-Novembre, permettant à un grand nombre de citoyens de signer le registre de condoléances, en hommage au défunt de l'Algérie et de l'institution militaire. Deux jours durant, le Cours de la révolution, point névralgique du Hirak, mais surtout, place historique en la mémoire du général de corps d'armée. Cette place qui, en 1954, avait donné lieu, au premier coup de feu de la guerre de Libération nationale. Depuis la foudroyante annonce du décès de feu Ahmed Gaïd Salah, la tente a été le point de chute de milliers de Annabis, venus se recueillir et inscrire quelques mots en hommage à la mémoire de leur général, de corps d'armée et manifester leur compassion et leur sympathie à sa famille et à toute l'Algérie en cette douloureuse circonstance. L'atmosphère ne pouvait qu'être triste et lourde dans cette ville qui a adopté le défunt, après sa ville natale Batna. Les mots portés sur les registres ont traduit l'immense vague d'émotion qu'a suscitée le décès du général de corps d'armée, Ahmed Gaïd Salah. Mus par une tristesse, les uns ont écrit: «Repose en paix père protecteur de l'Algérie, nous préserverons ton oeuvre», pouvait-on lire sur un registre de condoléances. D'autres ont inscrit «Aach radjel ou met radjel, Allah yarhmou, wa youlhikouhou be chouhada». Des centaines, voire des milliers de mots aussi touchants qu'émouvants, ont été portés sur le registre. Oui, registres au pluriel, car un seul ne suffisait pas pour les milliers de Annabis qui se sont précipités pour, exprimer leur profonde tristesse. Unanimes, les habitants de Annaba se sont accordé à dire que «Gaïd Salah était un patriote et un protecteur inconditionnel de l'Algérie». D'autres l'ont qualifié de «père spirituel de l'Algérie et du peuple algérien». Mieux encore, un groupe de jeunes, visiblement très affectés par cette perte douloureuse du défunt Ahmed Gaïd Salah, ont laissé entendre: « Nous n'avons pas vécu la mort de feu Houari Boumediene, aujourd'hui, et selon ce que l'histoire rapporte toujours de lui, nous venons de vivre le départ glorieux de Aâmi Salah.» En effet, même atmosphère, autres temps et même émotion. C'est comme si les valeureux hommes de l'Algérie se sont donné rendez-vous pour partir un mois de décembre.

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