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Béjaïa

Doucement, mais sûrement

À quelques jours de la rentrée scolaire, c’est le branle-bas de combat à Béjaïa tant au sein de la tutelle que dans les établissements.

Eu égard à la crise sanitaire qui connaît une recrudescence inquiétante de cas à Bejaia, la rentrée scolaire dans sa nouvelle version ne suscite pas le même enthousiasme qu'on lui connaissait par le passé. L'intérêt est présentement plus orienté sur les voies et moyens d'organiser les cours à travers les organisations pédagogiques, ou ce qu'on appelle communément les emplois du temps pour les enseignants et les élèves, que pour les traditionnels soucis de fournitures scolaires
Loin d'être reléguée au second plan, les professionnels du secteur, les parents d'élèves et les partenaires sociaux laissent transparaitre un espoir. L'édition 2020-21 n'étant pas comme les autres, les responsables de la direction de l'éducation se sont démultipliés pour d'abord rassurer sur les mesures prises, mais également lever tous les mystères qui restaient jusqu'il y a quelques jours une énigme tant pour les enfants scolarisés que pour leurs parents ou le corps enseignant.
À ce titre, durant toute la semaine dernière, les responsables de la direction de l'éducation ont entrepris des réunions suivant les différents paliers pour expliquer le protocole retenu par le ministère de l'Education pour la rentrée prochaine. Ce protocole transmis d'abord par écrit aux responsables des établissements, les syndicats et les parents d'élèves, a été suivi de plusieurs rencontres d'explication.
À quelques jours de la rentrée des classes, la situation et les circonstances de cette reprise s'éclaircissent de plus en plus. Et le moral des parents, qui était à son plus bas niveau, remonte.
Affectés physiquement et moralement par la hantise d'être contaminés, la peur, le stress, l'ennui, la préparation de la rentrée scolaire se fait presque discrètement chez les parents qui regardent venir les assurances des responsables de l'éducation qui activent pour le volet éducatif et des élus locaux concernant l'aspect matériel. «Les élèves seront répartis en groupes, de façon à avoir un élève par table et suivront par intermittence les cours trois jours par semaine», indique ce directeur du CEM Nacéria, qui plaide pour la décentralisation de la décision, sachant que chaque établissement et région ont leurs
propres spécificités. Cette proposition sera au centre de la réunion qu'ils tiendront aujourd'hui avec la tutelle.
«Mes deux enfants scolarisés au primaire iront un jour sur deux à l'école et par intermittence, matin et après-midi tous les 15 jours», explique cette mère de famille, elle aussi inquiète de la crise sanitaire, qui a eu pour effet de bouleverser les habitudes. Les parents restent dans l'ensemble partagés entre la satisfaction de voir leurs enfants reprendre le chemin des classes et le risque de contamination.
Si chez les enseignants et les responsables des établissements, l'heure est à la préparation des emplois du temps et la répartition des divisions en groupes conformément au protocole ministériel, les municipalités s'activent à mettre en place les moyens de protection (bavettes, gels et savon). Cela ne se passe pas bien partout. Certaines communes sont loin d'avoir les moyens, ce qui inquiète les parents, qui, dans certains localités, sont prêts à mettre la main à la poche s'agissant de la santé de leurs enfants. L'APW de Béjaïa s'est, par ailleurs montrée sensible à la situation des écoles primaires. À la faveur d'une réunion avec le P/APW dans laquelle nous avons transmis les préoccupations des directeurs des écoles, notamment le manque des produits de désinfection pour faire face a la pandémie, il a été décidé d'octroyer des aides financières en fonction du nombre d'élèves dans chaque école», indique Mhamed Arezki Bourdjil directeur de l'école primaire a Sidi Aïch et membre du syndicat des directeurs du primaire, précisant que «cette aide varie de 70 000 DA à 150 000 DA».
Bref, les élèves reprendront le chemin de l'école. Le plan de reprise est ficelé. Il reste à éliminer des insuffisances et les failles qui apparaîtront chemin faisant. s'agissant d'une situation exceptionnelle, il est pratiquement impossible de tout prévoir, mais l'essentiel est fait, semblent dire les différentes parties concernées par la rentrée scolaire.

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