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De l’argent en devises, des bijoux précieux et des objets d’art découverts

Des trésors cachés à Moretti

Que faut-il comprendre ? Que l’Etat était composé d’une bande de malfaiteurs et de voleurs qui n’assuraient que leur sécurité et celle de leurs compères. Honteux décor !

Abject. Ignoble, infâme et répugnant. Tous les qualificatifs ne pourront décrire le sentiment du simple citoyen lorsque ce dernier apprendra que ceux qui étaient censés le protéger et défendre ses intérêts n’ont fait, durant des années, que le tromper et lui subtiliser ses biens. Et de quelle manière ! Ces derniers ne se sont pas servis pour vivre dans l’opulence, mais ils ont volé jusqu’à l’indécence. Quelle humiliation pour ces familles dont le nom est terni à jamais ! Mais peut-être que cela leur importe peu puisque à bien voir, les ex-hauts responsables du pays se retrouvent aujourd’hui derrière les barreaux en famille. Ces «voleurs» - ils ne peuvent être qualifiés autrement- se sont servis des biens de l’Algérie non pas à la louche, mais en recourant aux gros moyens. Pour preuve, les enquêtes menées actuellement par les services de sécurité ont permis la découverte d’une première grotte d’Ali Baba. A l’intérieur le trésor des 40 voleurs était caché bien là. Il s’agit d’un logement à Moretti où plus de 11 milliards de centimes, 270 000 euros, 30 000 dollars et près de 17 kg de bijoux ont été découverts. Ce pactole appartiendrait à la «Isaba» dont la liste des membres s’allonge chaque jour plus. Il représente les pots-de-vin que donnaient des hommes d’affaires aux hommes influents de l’Etat pour bénéficier de leur «baraka». Autrement dit, ces hommes d’affaires payaient en contrepartie des services rendus par des fonctionnaires et cadres qui émettaient des décisions profitant à ces derniers. Drame ou ironie que de connaître les noms de ces membres de «la Isaba», cités dans un communiqué officiel de la justice. Il s’agit, tenez-vous bien, de l’ex-directeur général de la Sûreté nationale,Abdelghani Hamel, deux ex-ministres Zalène et Mohamed El Ghazi, le sénateur Talbi Ali ainsi qu’une dizaine d’autres personnes sont mis en cause dans ce dossier. Que faut-il comprendre ? Que l’Etat était composé d’une bande de malfaiteurs et de voleurs qui n’assuraient que leur sécurité et celles de leurs compères. Honteux décor ! Mais pas l’unique. Puisque faut-il rappeler que des informations insistantes relayées sur les réseaux sociaux, mais non confirmées par l’appareil judiciaire, avaient également fait état de la découverte d’une seconde caverne de trésor. Celle de l’ex-directeur général des résidences d’Etat, Hamid Melzi où des trésors auraient également été découverts. Faut-il rappeler aussi l’affaire des 145 milliards de centimes qui dit-on, auraient été découverts dans une villa à Alger et appartenant au fils de Ould Abbès. Ce dernier a voulu se convertir en «businessmen» en vendant les «sièges» de l’APN. En Algérie donc, les ex-hauts responsables n’étaient préoccupés que par des conflits d’intérêts et leur promptitude à se servir dans les caisses de l’Etat à des fins personnelles pour s’assurer des lendemains meilleurs. Cette cavalerie budgétaire a été utilisée dans tous les ministères. Et au rythme où les scandales éclatent et que la bassesse des ex-responsables se dévoile, il ne serait pas inexact de dire que l’Algérie n’était presque plus un Etat. Les enquêtes en cours accréditent de plus en plus l’hypothèse que les ex-membres du gouvernement et leurs relais s’activaient plus à vider les caisses du Trésor public (ou des entreprises étatiques) plutôt qu’à les renflouer. L’accaparement des richesses du pays n’est plus à démontrer et la nébuleuse de l’irresponsabilité avait infecté la quasi-totalité des ministres. Lequel d’entre eux ne serait-il pas soupçonné de trafiquer dans les fausses factures, les délits d’initié, les conflits d’intérêts, les détournements, l’abus de pouvoir, les recrutements monnayés… ? Ces derniers d’ailleurs sont devenus tous, du jour au lendemain, multi-millionnaires. De mémoire algérienne, nous connaissons tous, les personnes qui peuvent prétendre avoir hérité d’un richissime père. Mais comme les voleurs ne s’accusent pas, ils se soutiennent pour mieux sévir, ces derniers ont pu régner longtemps. Victime des compromissions honteuses de ses dirigeants pour mieux l’asservir, le peuple a fini par exploser et mettre à nu la faillite morale et politique de son pays. Il aspire à rompre définitivement avec la Isaba et ne s’attend pas que ses membres avouent leur forfait car il sait depuis toujours qu’avouer son forfait nécessite une dignité dont eux sont dépourvus.

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