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OPOW DE BOUIRA

Des atouts et des promesses

Les conditions optimales sont réunies à Tikjda. L’avenir du tourisme dans la wilaya de Bouira passe obligatoirement par la relance de ce site.

Le tourisme rime avec le sport. C’est le constat qu’on peut faire au regard de ce qui se passe au niveau de l’Opow de Bouira. Pendant une décennie nous n’avons jamais cessé d’attirer l’attention des responsables sur la situation catastrophique du complexe olympique Rabah-Bitat de Bouira. Pendant plus de 20 ans, ce complexe connaissait une inertie totale qui allait venir à bout des infrastructures. Récemment, Hamal Hocine a été nommé temporairement à la tête de ce complexe et des structures relevant de l’Office du parc olympique de wilaya. En moins d’un mois, ce cadre a ravivé les lieux et ce stade olympique et ses alentours sont devenus un point de chute aux citoyens avides de la pratique sportive, mais aussi de détente. Pour rappel, l’office dispose au niveau du chef-lieu d’une salle omnisports, d’une piscine semi-olympique, d’un stade engazonné et d’une annexe pour l’entraînement, couverte d’une pelouse naturelle. Le stade, d’une capacité de 15 000 places suite à la réalisation du virage nord est doté d’un hôtel de 70 places. Un autre terrain avec une pelouse synthétique située en pleine forêt d’Errich est rattaché à l’office. En ouvrant une cafétéria, un restaurant et le projet d’un centre medio sportif lancé par le nouveau directeur remet sur la table un dossier dont on a parlé il y a 15 ans et relatif au recours de nos équipes à des stages à l’étranger quand chaque année, les clubs se plaignent du manque de finances.
Le gouvernement à travers son ministre des Sports, peut apporter sa touche en invitant les équipes algériennes à se préparer en Algérie.
Sport et tourisme : mêmes objectifs
Les conditions optimales sont réunies à Tikjda. L’avenir du tourisme dans la wilaya de Bouira passe obligatoirement par la relance de l’activité sur les sites de Tikjda, de Hammam Ksena, et cet essor n’est pas l’apanage des deux communes territorialement compétentes que sont El Asnam et Haizer. Tikjda peut devenir un pôle attractif avec ses multiples impacts sur l’emploi et la richesse. Des équipes algériennes se rendent chaque année en Tunisie, au Maroc, en Turquie, en France pour préparer la saison sportive. Tikjda dispose d’un terrain d’entraînement en gazon synthétique, d’une piscine, de deux grands hôtels d’une capacité de plus de 400 lits, de circuits pédestres. Haizer qui est à quelques minutes, s’est dotée d’un stade aux normes, gazonné, d’une piscine semi-olympique, d’une salle omnisports. Elle dispose d’un stade en tartan et d’un autre en gazon naturel, d’une piscine, de plusieurs hôtels dont un relevant de l’Opow et d’autres commodités pour une préparation complète. Rien ne peut empêcher les équipes de venir profiter de ces structures à des prix, de loin inférieurs à ceux affichés par les pays voisins. Voilà une opportunité pour relancer le tourisme dans une région qui en a grand besoin. Dans son effort pour revaloriser le site de Tikjda et la volonté de redynamiser le tourisme, la direction du parc du Djurdjura, la DJS et la wilaya ont lancé des travaux pour la réalisation de deux aires récréatives et trois aires de stationnement au niveau de cette station de montagne. A ces deux projets s’ajoute la réhabilitation du complexe Djurdjura qui avait été la cible des hordes terroristes pendant la période noire. Le chalet du Kef a aussi subi un relookage et offre des conditions excellentes d’accueil. La capacité en lits et chambres jusque-là limitée à l’offre du Cnlst a triplé ces dernières années.
Le projet de réhabilitation des remontées mécaniques aussi est à l’étude, traîne et freine l’activité sportive de montagne. La décision de relancer et de déterminer les constructions inachevées sur le site et qui donnait une image hideuse pendant des années s’inscrit dans cette optique de redonner à Tikjda la possibilité d’accueillir les personnes avides d’air pur et de calme : les fans de tourisme écologique. De l’avis de tous, la direction devrait revoir ses prix à la baisse pour réellement attirer un maximum de clients au niveau d’une structure qui se débat dans des difficultés financières depuis sa création. Le retour au calme reste un indice favorable du début pour un réel essor du tourisme local, du moins en attendant la venue des étrangers.
Association de Tasala : un exemple à suivre
Ayant compris la leçon une petite association du village de Tassala, commune de Taghzout, un village collé au mont du Djurdjura sous la Dent du Lion initie une activité touristique des plus merveilleuses. Dans un cadre traditionnel, les jeunes touristes peuvent passer un week-end moyennant 2000 DA par personne, pour participer à des randonnées pédestres, manger des plats traditionnels dans la nature.
Les étrangers présents au 4ème semi-marathon des donneurs de sang ont été émerveillés par l’opération. C’est dans une clairière que les invités en compagnie des athlètes et des organisateurs ont mangé du couscous maison, de la galette avec du piment. Le président du Comité national des donneurs de sang dira : «Ça m’a fait rajeunir de 40 ans.» Le délégué marocain nous confiait : «J’ai l’habitude des cinq étoiles, là c’est du huit étoiles.» Cette association donne un exemple des opportunités qui existent pour réellement relancer le tourisme. L’arrivée à la tête de l’Opow d’un cadre très dynamique en la personne de Hamal Hocine est une opportunité pour faire du complexe un secteur rentable et bénéfique à l’essor du sport, du tourisme et de la jeunesse.

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