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Ils ont marché en masse hier, à alger

Démonstration estudiantine

Ils étaient des centaines à envahir les principales artères d’Alger-Centre…

A la 28eme semaine consécutive de la contestation populaire, l’ardeur des étudiants quant à aller au bout du combat se fait toujours grandissante. La journée d’hier a ainsi été marquée par une nouvelle démonstration de force de ces derniers. Comme attendu lors de cette rentrée sociale, la mobilisation des étudiants s’est nettement renforcée, on dira même qu’elle a été galvanisée. Ils étaient des centaines à envahir les principales artères d’Alger Centre, avec une détermination sans faille. Ils ont marché de la place des Martyrs, jusqu’à la Grande Poste, en passant par la rue Hassiba-Ben Bouali, avec un petit changement de leur itinéraire habituel à la grande surprise des forces de l’ordre.
Une chose qui saute aux yeux, l’ambiance dans laquelle se déroulait la manifestation. Elle était comme électrifiée, dans le sens où lors des précédentes marches estudiantines, le climat était en quelque sorte, plus «placide», voire détendu. Tandis que cette fois-ci, on le sentait, le ton était plus coriace, l’expression des visages, elle, était plus grave, fermée …On comprendra que la colère a atteint un stade où il n’est plus possible de la contenir. «Les gens sont à bout», pouvait-on entendre sur place. «Il faut durcir le ton», jugent encore les protestataires se lamentant qu’après plus de six mois de contestation, les choses n’ont pas changé tant que ça. La marche d’hier se voulait par conséquent une réponse claire et nette aux dernières sorties des tenants du pouvoir et à ses «représentants». «Nous devons hausser le ton, cette situation dure depuis trop longtemps», a crié l’un des manifestants.
Pour les autres, ces personnes sont la cause d’un profond mal-être qui caractérise, si ce n’est torture l’esprit des jeunes Algériens. D’où la nécessité d’aller vers un nouveau mode de gouvernance, et ce, en nettoyant le système et tous les résidus qu’il a générés. Par ailleurs, c’est à 10 h tapantes du matin, que les premiers étudiants commençaient à se rassembler à la place des Martyrs, sous un soleil brûlant et une chaleur étouffante. Ils étaient là, munis de leurs slogans et drapeaux, pour dire non à la dictature.
Ils déplorent le fait que les revendications du peuple soient ignorées de la sorte, expliquant que les solutions sont là, mais le régime s’entête. Après ébranlement de la marche, la procession suivant son itinéraire habituel a finalement décidé de dévier vers l’avenue Asselah-Hocine, chose qu’elle n’a jamais faite dans le passé. Les policiers mobilisés sur place ont vite été appelés à former un cordon sécuritaire pour empêcher la foule qui s’est densifiée en cours de route, notamment rejointe par d’autres citoyens. Le but était de se diriger vers l’Assemblée populaire nationale (APN) dont c’était l’ouverture de la session parlementaire. Après un petit moment de résistance, les policiers ont finalement reçu l’ordre de se retirer et de laisser passer les manifestants. Arrivés devant le siège de l’APN, des slogans virulents à l’encontre du FLN notamment fusaient de toutes parts. Les députés en ont eux aussi, pris pour leur grade. La foule scandait avec passion : «Il n’y aura pas de vote» un slogan accompagné de phrases hostiles au pouvoir. Après de longues minutes, les manifestants décident de rebrousser chemin sachant que le dispositif de la police s’est renforcé, alors que la ruelle en sens inverse était barricadée. Suite à quoi, et ne voulant pas la confrontation, les étudiants ont poursuivi leur marche, en empruntant leur chemin habituel. Ils passent par la rue Hassiba avant de finir à la Grande Poste d’Alger. Là encore, les forces de l’ordre ont sorti leur artillerie, garant leurs camions tout autour de la placette et se disposant en rang d’oignons. Cela dit, si la répression était visuelle, elle ne s’est toutefois pas matérialisée. En dépit d’une impressionnante masse humaine, la marche s’est déroulée dans le calme. Aucun débordement ou dérive ne sont à signaler Si on pouvait tirer une synthèse de la journée d’hier, c’est que le coup de force des étudiants rappelle bien que la rentrée est là et que la détermination du peuple, demeure, après des semaines lassantes et harassantes, intact, voire même un peu plus. La réelle volonté des citoyens aspirant à un profond changement de système, n’est aujourd’hui plus à prouver…

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