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Bruxelles rectifie le tir

L’Union européenne a été amenée à désapprouver l’élue belge qui, en prenant personnellement position avec le Hirak, a engagé toute l’institution.

La vidéo postée par Marie Arena, présidente de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen, dans laquelle elle a apporté son soutien des activités en Algérie a créé une vive polémique. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Partis politiques, personnalités, groupes parlementaires, tous ont rejeté l’ingérence étrangère dans les affaires internes de l’Algérie. Mais, il y a eu surtout la déclaration du chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah. Usant d’un ton ferme, le vice-ministre de la Défense nationale a rappelé que le peuple algérien «refuse catégoriquement toute ingérence dans les affaires internes du pays» affirmant qu’il ne s’agit là que «des tentatives sournoises menées par certaines parties étrangères avec la complicité de la bande depuis l’intérieur». Tenant à mettre un terme à toute autre initiative du même genre, le général va user de termes tranchants pour se faire comprendre «le peuple n’accepte de recevoir aucune leçon, de quelque partie que ce soit, car il est souverain dans ses décisions». La réponse offensive du commandement de l’armée à cette tentative d’ingérence d’une représentante de l’Union européenne a eu un écho rapide au point où quelques heures après seulement, l’Union européenne a senti l’obligation d’apporter des précisions sur sa position par rapport à la crise algérienne. Il s’agissait pour la porte-parole de l’institution, Mme Maja Kocijancic, en fait, de rectifier le tir et d’atténuer l’effet «Marie Arena».
En effet, si la présidente de la sous-commission des droits de l’homme du Parlement européen a affiché un soutien indéfectible aux «manifestants, des hommes, des femmes, des jeunes et des moins jeunes qui demandent la démocratie en Algérie», la porte-parole, elle, a préféré parler d’ un «encouragement» de l’UE aux Algériens « à œuvrer à une issue démocratique et pacifique dans un esprit de dialogue et de responsabilité». Marie Arena ne s’est pas embarrassée aussi pour affirmer qu’aujourd’hui en Algérie, il n’y a pas de pluralisme politique, ni de liberté d’expression et d’association. Des propos que l’UE récuse puisque Mme Maja Kocijancic a tenu à souligner que toute sa déclaration se faisait dans «le respect de la souveraineté algérienne» avant de rappeler que dans la Constitution algérienne, les libertés d’expression, d’association et de réunion sont garanties.
En réalité, Mme Kocijancic l’a suggéré en rappelant l’importance de garantir ces libertés aux citoyens tout en affirmant que cela était prévu par la Constitution de la République algérienne».
L’Union européenne a été ainsi amenée à désapprouver l’élue belge qui, en prenant personnellement position avec le Hirak, a engagé toute l’institution. «Nous les soutenons ici au Parlement européen, nous continuerons à suivre la situation en Algérie», avait assuré Arena ne s’attendant sûrement pas à se voir aussi vite désavouer. La raison est évidente. Marie Arena est tout à fait libre de soutenir quelques activités en Algérie mais ne devait en aucune manière engager le parlement européen, une institution qui devait s’astreindre à l’obligation de réserve au risque de prendre ses déclarations pour une ingérence dans les affaires internes de l’Algérie. Afin de lever toute équivoque et de rattraper la «bourde» de l’élue belge, l’UE a clairement exprimé son souhait «que des élections contribueront à répondre aux aspirations profondes du peuple algérien, dans le respect des droits fondamentaux et dans un climat d’apaisement». Une déclaration équilibrée et appréciée à Alger. Les autorités n’ont d’ailleurs pas manqué de le faire savoir par la voix du ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Répliquant à la déclaration de Mme Maja Kocijancic, Hassane Rabhi a affirmé «tout un chacun est libre d’exprimer sa position, mais l’UE en tant qu’institution regroupant tous les pays de l’Union, a exprimé son plein respect du peuple et de l’état algériens.

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