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La saison estivale tire à sa fin

Bilans de la canicule et des brasiers

Pour le reste, les soirées estivales étaient maussades et tristes cette année.

Les villes littorales de Tigzirt et Azeffoun s’apprêtent à baisser le rideau sur une saison estivale qui aura duré près de trois mois. C’est l’heure de faire les bilans et de tirer les conclusions avec à l’évidence l’espoir d’avoir accueilli autant ou davantage d’estivants que l’année passée. Pour le commun des mortels, il apparaît évident que la gestion de la saison estivale à Tigzirt ne diffère en rien de tout le littoral algérien. Des choses positives et des choses négatives ont marqué ces trois mois. En effet, la saison qui tire à sa fin paraît avoir attiré moins de monde que l’année dernière. En cause, plusieurs failles contenues essentiellement non pas dans la gestion du tourisme en soi mais surtout dans la gestion globale de la ville littorale de Tigzirt. En première ligne des points noirs qui ont déplu aux visiteurs, le manque d’eau potable. Il est invraisemblable qu’à l’heure où le tourisme se modernise chez nos voisins, on constate que dans nos villes, le touriste ne trouve même pas de l’eau à boire. Aucune amélioration n’a été apportée à ce volet. Le visiteur constate avec dépit que les années se suivent et le manque d’eau colle à la peau de l’antique Iomnium. Un autre mauvais point est à mettre à l’actif de la ville, l’absence d’animation nocturne. Les visiteurs qui séjournent à Tigzirt ont du mal à trouver un loisir une fois la journée terminée. Les soirées sont maussades et tristes de ce côté de la Méditerranée. Malgré l’existence de plusieurs salles où l’activité artistique peut être assurée de nuit ni la commission culturelle de l’APC ni les associations et encore moins les responsables des établissements culturels ne font quelque chose pour rendre les soirées agréables. Dès le coucher du soleil, les estivants qui payent un loyer exorbitant pour quelques jours se retrouvent contraints de rentrer chez eux faute d’animation. Toujours au chapitre des manques, il est de notoriété publique que les sites touristiques dont dispose la ville de Septime Sévère ne sont guère exploités. Un manque d’exploitation des sites touristiques comme les ruines romaines et Taksebt est constaté même par les estivants avides de connaître et de découvrir ce patrimoine historique. En effet, les ruines romaines de Tigzirt et de Taksebt ne sont aucunement vulgarisées et proposées aux visiteurs qui ne trouvent que des plages comme unique loisir. Pour beaucoup de Tigzirtois, l’absence de guides touristiques est une cause importante du vide culturel accusé par cette ville pourtant très riche de par son patrimoine. Beaucoup de jeunes préconisent de faire renaître ce métier de guide touristique. Enfin, il devient clair que l’activité touristique peut être améliorée en libérant les initiatives et les idées nouvelles. De jeunes investisseurs veulent intégrer les circuits de l’industrie touristique avec l’organisation de salon et de séminaires. Libérer les énergies par la décentralisation de la gestion du secteur est une condition incontournable pour le développement du tourisme. Les services concernés doivent intégrer dans leur travail, les jeunes investisseurs qui n’attendent qu’une chance pour l’exploiter, dans l’intérêt du secteur.

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