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Béjaïa

Avec la même ferveur

La rue n’en démord pas. Les habitants de la basse Kabylie ont réinvesti la rue. Ils étaient moins nombreux que vendredi dernier. Mais ils étaient là pour revendiquer le départ du système et de toutes ses figures le symbolisant et qui ont longtemps dépouillé le pays, appauvri sa population. Avec la même ferveur et la même détermination, des jeunes et moins jeunes, en famille ou entre amis, ont encore une fois marché, fidèles au rendez-vous hebdomadaire, pour dire non au système, à ses propositions de solutions, au demeurant jugées comme des « manœuvres vouées à l’échec ». du dernier discours du chef d’état-major au forum national pour le dialogue, en passant par les arrestations, la rue de Béjaïa s’est exprimée clairement en prenant position pour un « état civil » et contre « un état militaire, exigeant par la même occasion la libération de tous les détenus d’opinion. « Nous militons pour un état civil et nous continuerons à le faire, advienne que pourra », avance Saïd, un militant qui marque toujours sa présence aux marches en actualisant ses slogans au gré de l’évolution de la situation. « Le peuple veut une nouvelle République démocratique et sociale où il y aura de la place pour tout le monde, du travail pour tout un chacun », renchérit un autre manifestant, qui réfute toute démarche qui ne va pas dans ce sens. Le forum présidé par Rahabi a démontré la maladresse de la démarche de par la présence des personnes y ayant participé et qui relèvent toutes d’une clientèle d’un régime aux abois, qui montré ses limites, juge-t-on encore. Ni la chaleur ni le taux d’humidité ni encore les plaisirs de la grande bleue n’ont eu raison de la détermination des citoyennes et des citoyens de Béjaïa pour « se réapproprier l’Algérie », pour reprendre les propos de ce sexagénaire venu du côté de la vallée, pour manifester. Hier, la ritournelle était faite de slogans et de pancartes ciblant les tenants du pouvoir, leurs méthodes et leurs manœuvres. L’exigence du départ de tous les symboles du système, l’organisation d’une transition démocratique, la procession qui s’est ébranlée de l’esplanade de la Maison de la culture Taos Amrouche, se dispersera après une pause au niveau du carrefour Nacéria pour observer une minute de silence à la mémoire des martyrs de la Guerre de Libération nationale, mais aussi de ceux qui ont payé de leur vie l’évolution du processus de la liberté du peuple algérien et de la démocratie. Pas de dialogue, encore moins d’élections, avec les magouilleurs. Le peuple est le seul héros en mesure de décider de son sort et de la meilleure manière de vivre ensemble. « khaoua khaoua » était une réalité. La rue avec ses marcheurs, ensemble, dans un combat commun pour une IIe République, une République de liberté, de démocratie, de travail et de bonheur.

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