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Participation ou non des partis de l’alliance au dialogue

Au coeur du débat démocratique

Ces partis ont consacré une espèce de pratique digne des bandes et de la camarilla, ils sont aujourd’hui pestiférés par l’immense majorité du peuple algérien qui réclame leur dissolution pure et simple.

Les décantations politiques se font petit à petit, la scène nationale est en train de produire des approches et des démarches dans la perspective de juguler la crise institutionnelle qui affecte le pays. Le dialogue commence à pénétrer peu à peu le lexique de la classe politique, même si son contenu et ses tenants et ses aboutissants diffèrent d’une approche à une autre ou d’une famille politique à une autre. C’est le cas des Forces du changement qui se sont réunies dernièrement à Aïn Benian dans le cadre d’un forum national pour le dialogue et aussi les Forces de l’alternative démocratique qui ont affiché le rejet à y participer sur la base des points dont la teneur s’inscrit en porte-à-faux de la plate-forme des représentants des Forces de changement. Tout compte fait, la notion de dialogue est devenue inéluctable au sein de toutes les structures de la société. Mais la feuille de route n’est pas conçue de la même manière par tous les protagonistes politiques et les représentants de la société civile en général et du Mouvement populaire en particulier. Seulement , il faut signaler que les partis de l’opposition et la société civile rejettent tous le fait que l’ancien personnel politique du régime honni refasse surface et essaye d’avoir langue avec les nouvelles forces politiques en présence quant à la problématique du changement du système et de la cristallisation et l’élaboration de la nouvelle approche du pouvoir. Tous sont unanimes a faire en sorte que les partis de l’alliance présidentielle soient bannis définitivement de la scène politique nationale. Les partis de l’alliance présidentielle et les autres formations microscopiques qui les entouraient, sont considérés comme le bras séculier du système de l’oligarchie prédatrice qui a saigné à blanc le pays. De ce point de vue, toute opération ou initiative qui vise à entamer un dialogue responsable et crédible et aux objectifs qui ne s’opposeront pas à la démarche populaire incarnée par le Mouvement populaire qui à consiste à rompre avec tout l’ancien système et ses symboles si on veut y aller vers une Algérie nouvelle.
Le dialogue est un mécanisme qui vise à créer les conditions, voire une ébauche d’une solution via des négociations qui sont déterminées par des points essentiels comme forme de garanties en mesure de faire réussir ce processus. Le pouvoir effectif est face à des enjeux et des choix imposés par le processus politique en cours et la mobilisation accrue qui s’exprime chaque vendredi à travers le Mouvement populaire et son élan historique du 22 février. Les garanties qu’exige la majorité de la classe politique et de la société civile, c’est de ne pas permettre aux partis qui étaient au pouvoir et qui ont soutenu mordicus Bouteflika de bénéficier ou d’exploiter une brèche dans le cadre de ce dialogue pour se redéployer et revenir au-devant de la scène.
Il faut rappeler que les premiers responsables de ces partis qui constituaient la trame de fond du pouvoir de Bouteflika sont tous poursuivis par la justice dans des affaires de malversations, détournement de deniers publics ; ils croupissent tous à la prison d’El Harrach.
Le FLN, le RND, le MPA et TAJ sont vus comme des appendices, voire force d’appoint du régime grabataire de l’ex-président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Ces partis ayant consacré une espèce de pratique digne des bandes et de la camarilla sont aujourd’hui pestiférés par l’immense majorité du peule algérien qui réclame leur dissolution pure et simple. La symbolique de rejet de ces partis ne signifie pas uniquement une manière de les condamner politiquement, c’est surtout ne pas leur permettre de se recycler sous une autre bannière politique susceptible de reproduire les mêmes schèmes qui ont conduit le pays au désastre économique et politique et ses retombées sur la vie sociale des citoyens lambda. Ils incarnent la corruption et la déliquescence de l’Etat et le pourrissement des institutions. Toute démarche, voire approche visant le changement et la réflexion sur les issues idoines pour le règlement de la crise politique dans laquelle est plongé le pays doit d’abord assainir le climat politique et baliser le terrain pour un dialogue serein et crédible, mais sans l’ancien personnel politique et ses partis qui ont servi comme faire-valoir et instrument pour consacrer le système de la prédation à grande échelle, de la corruption et de l’incurie chronique.

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