{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Décès du général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah

Annaba pleure son général

La nouvelle du décès d’Ahmed Gaïd Salah est tombée comme la foudre sur les habitants de la wilaya de Annaba.

En émoi et profondément attristés par le décès du général de corps d’armée, chef d’état-major et vice-ministre de la Défense nationale, Ahmed Gaïd Salah, les habitants de la wilaya de Annaba, ont affiché un profond regret quant à cette grande perte pour l’Algérie. D’une personne à l’autre, l’unanimité des propos ne laissait aucun doute sur le rôle de l’homme, dans le dénouement de la crise que traversait le pays. Pour les uns, si le Hirak du
22 février était l’œuvre du peuple, pour les autres le coup de force opéré contre l’ancien régime de Bouteflika et de l’opération anticorruption, qui a touché les plus hauts responsables, cadres de l’Etat, civils et militaires, était l’œuvre du défunt Ahmed Gaïd Salah. Entre les uns et les autres, il y a ceux qui ont estimé que les slogans scandés contre le défunt, au cours des derniers vendredis du Mouvement populaire, n’étaient que des pétards mouillés dus à des relais de la bande. Celle-ci, comme l’appelait feu Ahmed Gaïd Salah, la «Issaba». «Il est parti au moment où l’Algérie a grandement besoin de lui», nous dit un groupe de citoyens, sur le Cours de la révolution. Cette place emblématique qui rassemblait, il y a une semaine, les Hirakistes contre le système boutflikiste, a rassemblé hier, les dizaines de Annabis pour se réconcilier entre eux, suite à cette perte inattendue de leur général. Ne trouvant pas leurs mots, certains, le cœur abattu par le chagrin se sont abstenus de toute déclaration, se contentant juste de dire : «Allah Yarahmou we wessaâ alih». Un groupe d’étudiants, apparemment des habitués du Hirak, sous le choc, se sont accordés à dire : «On lui doit la gestion, avec un grand tact, du Mouvement populaire et on lui doit surtout d’avoir évité des confrontations néfastes entre les forces de sécurité et les manifestants.» De son côté, ce sexagénaire, retraité des douanes algériennes, avec des propos nets et précis, dénotent de beaucoup de choses «Gaïd Salah a mis fin au règne bouteflikiste, de son clan et avorté les plans de sa reconduction pour un 5e mandat présidentiel, mais surtout déjoué les tentatives de déstabilisation du pays», a-t-il dit. La reconnaissance de la juste valeur des actions menées par le défunt, ne différait pas d’un interlocuteur à l’autre. Ces derniers se sont accordé à dire : «C’est un exploit historique de ce grand maître qui a tiré sa révérence sans prévenir.» Et d’ajouter : «Ahmed Gaïd Salah a fait une grande entrée dans les annales de l’histoire de l’Algérie». Ainsi est parti l’homme qui a dédié les derniers jours de sa vie à la pérennité de l’Algérie, sa sécurité et sa stabilité. Ahmed Gaïd Salah n’a pas failli à ses engagements et ceux de l’institution militaire. Il a accompli une dure mission dans des circonstances aussi incertaines que dangereuses, en acheminant le pays vers l’élection du nouveau président de la République algérienne, Abdelmadjid Tebboune. Cette victoire de l’Algérie et cette satisfaction que le vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah n’aura vécu que 11 jours seulement après ce scrutin. Ce dernier, que le militaire a extirpé d’un mouvement sans leadership ni structure. Protecteur du caractère non violent et pacifique du Hirak, les Annabis reconnaissent au désormais défunt, ex-premier responsable de l’institution militaire, d’avoir actionné la rupture avec l’ancien régime et tous ses symboles. Partisan d’une République démocratique et populaire, le chef suprême de l’armée a pu voir sa volonté se concrétiser avant de partir, laissant derrière lui un pays en émoi et une wilaya dont tous les habitants le pleurent. 

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours